Le grand mensonge a commencé dès le début : Adam et Ève - Helena Glass

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Helena Glass, 

Global Research, 2 novembre 2026


Le Grand Mensonge commence dès le début : Adam et Ève. On nous dépeint une Ève faible qui succombe aux avances du serpent et croque dans le fruit de la connaissance.

Ce qui signifie que la connaissance est mauvaise. Ou qu’elle mène au mal. C’est l’histoire qu’on nous demande de croire sans y jeter un regard critique. Car elle explique précisément où nous en sommes aujourd’hui.

Une société qui a été amenée à réprimer la connaissance.

À qui l’on a fait croire que la connaissance mène au péché, qui mène lui-même à la mort spirituelle.

On nous a donc raconté Le Grand Mensonge. Pourquoi ?

Afin de créer une classe de serviteurs. Mais avec l’avènement de l’IA, nous sommes désormais des serviteurs remplaçables dont il faut se débarrasser. Hollywood a tendance à nous dévoiler l’intrigue – parfois, nous devrions y prêter davantage attention.

WALL-E : « Dans un futur lointain, en l’an 2805, la Terre est un désert toxique recouvert de déchets que les humains ont abandonné il y a des siècles. La population restante vit à bord d’un immense paquebot spatial de luxe automatisé appelé l’Axiom.

La société du futur : comme tous les besoins physiques, l’approvisionnement alimentaire et les tâches sont pris en charge par des robots et des systèmes informatiques automatisés, les humains ont sombré dans une obésité extrême et dépendent entièrement de fauteuils flottants, car marcher leur est impossible ».

C’est exactement ce que Musk imagine dans sa vision enfantine et jubilatoire de l’avenir. Un avenir sans but, sans art, sans créativité ni responsabilité. La Terre est un tas d’ordures. Les océans sont vides, les forêts rasées, il n’y a plus ni vie animale ni végétation pour ces humains plongés dans un état mental végétatif.

En France, la dégradation du système éducatif est devenue la cible des manifestations étudiantes, car on ne leur « enseignait » plus rien : on les endoctrinait pour les maintenir dans l’ignorance. Comme il ne faut jamais gaspiller une bonne manifestation, le Black Bloc s’y infiltre et c’est le chaos total. Macron va au théâtre.

L’objectif de l’effacement du savoir est que celui-ci élimine le contrôle. Éliminez le contrôle et les gouvernements sont balayés. Sans gouvernement, les humains ne se contentent pas de s’épanouir, ils évoluent. Mais ils ne se sont pas contentés d’effacer le savoir, ils l’ont enterré et ont prétendu que le savoir menait au mal. Brûlez les livres. Dégradez les écoles. Et enfermez l’humanité dans une prison invisible dont on nous dit qu’on ne peut s’échapper, bien qu’il n’y ait ni barreaux, ni fil barbelé, ni murs. Le Grand Mensonge.

Le fait qu’une poignée de personnes règne sur les masses est une construction des sociétés modernes. Ces quelques-uns étaient corrompus. Toujours. Dans les sociétés modernes. Mais à l’époque des souverains de l’Antiquité, bien que les Sumériens aient vécut sous l’autorité d’un roi, ils jouissaient d’une liberté d’expression juridique, économique et artistique, loin de toute « répression ». Les rois régnaient pour le peuple et non pour leur profit personnel. L’argent n’était pas la principale motivation dans la vie. Le concept reposait sur l’expansion continue de l’esprit humain.

Qui sont leurs ancêtres ? La réponse courte repose sur l’ADN : principalement des Perses et des Irakiens. La Bible désigne Sumer comme le berceau d’Abraham. Le récit du Déluge dans la Genèse trouve son origine dans d’anciens textes sumériens, plus précisément dans le plus ancien poème épique qui nous soit parvenu, , L’Épopée de Gilgamesh, datant de 3 500 à 3 000 ans avant Jésus-Christ. Des fragments de ce poème ont été découverts à Ninive.

C’est un poème qui traite de la tyrannie, d’un combat entre des ennemis mortels qui deviennent amis, de la peur de la mort et de la rédemption. Gilgamesh est pour deux tiers dieu et pour un tiers humain. Comme il possède un patrimoine génétique humain, sa vie n’est plus éternelle. Cette prise de conscience suscite le sentiment d’avoir été trompé par Satan, qui a conduit les Anges Noirs sur Terre et les a encouragés à s’accoupler avec des humains. Cela a réduit leur vie éternelle à celle de l’humanité mortelle. Ce qui a ainsi été traduit bibliquement par Ève mordant dans la pomme.

Comment le monothéisme a-t-il détruit le polythéisme ?

De la même manière que Rockefeller a détruit les remèdes homéopathiques – par le biais de « campagnes publicitaires ». L’Église monothéiste a déclaré que la croyance polythéiste en des dieux, qui avait survécu pendant des dizaines de milliers d’années, était l’œuvre de Satan. Du mal. Le terme « païen » est dérivé du mot latin paganus, signifiant « rustique » ou « païen », croyant en de faux dieux, et a été utilisé par l’Église chrétienne pour qualifier les polythéistes de manière péjorative et désobligeante. Le christianisme était la voie à suivre. Non pas fondé sur la connaissance, mais sur la foi seule.

Ainsi, les dieux polythéistes furent relégués au rang de mythes et tout savoir fut étouffé au profit des papes et des prêtres qui vous dictaient ce qu’il fallait croire. Ceux-ci présentaient l’histoire à travers le prisme de la Bible, mêlant faits et fiction, et opposant le bien et le mal selon la dichotomie homme-femme, au détriment du pauvre Adam, trompé par le « féminisme ».

 La philosophie sumérienne, qui ne prônait pas une telle conception du genre, a été remplacée par l’asservissement chrétien des femmes, présenté comme un mandat divin.

Le féminisme de Gloria Steinem et de ses acolytes, apparu dans les années 1960, a été critiqué.

Au lieu d’accepter les femmes telles qu’elles sont, avec leurs forces et leurs faiblesses, le mouvement féministe s’est efforcé de les transformer « en » hommes. S’habiller comme des hommes. Parler comme des hommes. Se comporter comme des hommes. Ressembler à des hommes… Dans ce faux modèle, les femmes ont perdu leur identité propre. Cela a provoqué une fissure dans la personnalité des hommes qui n’a toujours pas été réparée.

Cette reconstitution bizarre de la masculinité et de la féminité est une réponse qui doit être réajustée pour pouvoir être guérie. Au lieu de cela, on nous présente l’IA comme le moyen d’accéder à la vie éternelle, et à la destruction de toute l’humanité par une poignée d’individus. Ces quelques-uns dont le désir ne porte ni sur la connaissance, ni sur l’épanouissement, ni sur la créativité – mais sur des lingots d’or pour s’acheter des palais, des avions et des bateaux afin de s’éloigner de la racaille.

Note de bas de page : la station de ski de Vail a tenté de débarrasser ses pistes de la racaille (selon leur propre terme) en triplant, voire quadruplant ses tarifs, pour finalement constater que plus personne ne venait. Des montagnes vides. Une leçon apprise à la dure.

Helena Glass est une ancienne experte-comptable (CPA) et titulaire de la certification Series 7, spécialisée dans l’immobilier et la planification financière. Deux facettes en une : ancienne sculptrice sur bronze et danseuse. Visitez le blog de l’auteure.

Elle contribue régulièrement à Global Research.

Image en vedette : « La Chute de l’Homme » de Peter Paul Rubens, 1628-1629 (domaine public)

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