mardi 21 octobre 2014

Harcèlement en réseau- lettres volées

Photo Titus Lacoste

Pour compliquer la vie des cibles  de harcèlement en réseau , le vol du courrier est une technique de base . 
Il permet de prendre toute information à la source, d'empêcher le règlement des problèmes du quotidien,  de faire des allusions  irracontables ou incompréhensibles  à partir du vocabulaire utilisé dans ces courriers . 

Ces vols permettent aussi et surtout de  garder confidentiel le système de harcèlement en réseau  tel qu'il existe en France et sans doute partout dans le monde . Car  toute correspondance qui le dénonce  d'une manière ou d'une autre, est ainsi détruite

Cette technique de vol du courrier a été partiellement  remplacée par l'interception des courriels des cibles . Mais il reste encore les  correspondances officielles ou importantes qui passent par des LAR. Elles sont  donc sous haute surveillance



Pour une première vérification, de vol de courrier  le facteur qui desservait l'immeuble  d'Angers,   4 Ave Pasteur,  avait accepté un contrat. Pendant 3 semaines, chaque jour, il avait noté le nombre de lettres glissées dans ma boite à lettres.  En parallèle, j'avais fait la même chose pour celles que j'y trouvais. 

Au bout des 3 semaines, les deux relevés ne montraient pas les mêmes chiffres. La différence était en ma défaveur. Il semblait bien que quel qu'un se servait directement dans ma boite aux lettres.

Mais pas seulement

Cet autre  jour-là j'avais été déposer des lettres  sous enveloppes de papier kraft  au bureau de poste de Bamako situé à la limite du quartier du Chapeau de Gendarme.  
ça rassure.  
En sortant du bureau de poste je m'étais installée  dans ma voiture , garée nez face à l'entrée du bureau de poste ,  sur un parking , de l'autre côté de la rue . Juste le temps de prendre quelques notes. 
En levant la tête , prête à partir,  j'avais croisé le regard d'un jeune policier en uniforme.  Son  visage avait viré cramoisi .  Je ne le connaissais pas. Lui , si, apparemment  . A coups de coude dans les côtes , il avait attiré l'attention de sa collègue. Et Madame Monneraie , policière au poste de police Saint Serge , avait glissé dans son blouson, et à toute vitesse,  les lettres  sous enveloppes de papier kraft qu'elle tenait à la main en sortant  du bureau de poste. Elle avait aussi  prestement remonté la fermeture éclair du blouson. C'était inutile. 

Ces deux policiers en uniforme d'Angers (49) venaient  manifestement  de subtiliser mes lettres . Subtiliser est le mot poli pour dire voler.

Au 22 rue Ernest Renan, les boites à lettres ont une ouverture qui les rend accessibles à n'importe qui . Mais n'importe qui a aussi des doubles de clés. De l'une ou l'autre façon, le réseau  à mes trousses  se sert également. 

Cette fois-là  , le vol  très sélectif , m'avait privée d'une lettre avec chèque de remboursement du Trésor Public trop gourmand. Le voleur l'était aussi. Il avait falsifié ce chèque en lui ajoutant des zéros. C'était sans doute du mauvais travail . Car le chèque , ré-endossé,  avait été refusé  dans une banque à Nogent-Le Rotrou.. 
Dépité peut-être, le voleur m'avait alors rendu dans son enveloppe ouverte/déchirée , un autre chèque de remboursement,  volé aussi dans cette même boite à lettres . Il l'avait  eu gardé plus de 3 semaines.


A cette  même adresse ,  le voisin oisif, membre  du réseau de harcèlement parisien , et sans doute le même,  se croit  le droit et le devoir de me surveiller .   Sans arrêt  aux aguets ou à l'écoute . Pour lui, le bruit d'une imprimante  chez moi, ne peut qu'être le signe prometteur d' un  courrier peut-être officiel  dont  le réseau pourrait avoir lieu de se méfier . 

Car ce  système pour perdurer ne doit pas être officiellement contesté. Il doit aussi rester sans preuves et sans traces . Alors le réseau veille. * (1)


En entrant dans le bureau de poste, proche du musée postal, j'avais remarqué un oisif. Quelqu'un qui ne faisait la queue nulle part.


La LAR que j'avais pesée et préparée était destinée au procureur. Elle contestait l'enlèvement  injustifié de mon véhicule assorti de deux amendes *(2) .
L'employée de la poste avait correctement enregistré ma lettre à 4€ 55

Au moment de quitter le bureau j'avais vu l'oisif  foncé vers l'employée . 
Mais,   avec ma LAR enregistrée, je ne risquais rien. Pensais-je .

Quelques jours plus tard, j'avais trouvé ceci dans ma boite à lettres , et censé être l'accusé de réception du TGI à ma  LAR du 6 octobre.


C'était, certes,  un accusé de réception, mais  d'une LAR précédente. 
Ce reçu  avait manifestement été volé dans mes affaires, dans une valise,  dans mon placard qui sont,  les uns et les autres,   régulièrement fouillés pendant mes absences .

Mais pour subtiliser une LAR déjà enregistrée dans un bureau de poste, à votre avis, il faudrait quoi ? 
Une carte professionnelle de policier ? 
Invoquer le secret-défense ? 
Faire passer la cliente pour "folle"  et /ou "dangereuse "?  

Ici, un scénario possible d'explication pourrait relever de la notion "cousine Nancy" que l'on trouve dans le témoignage d'une harceleuse dans le texte " l'Organisation" .
Quand un membre du réseau à fait le repérage nécessaire , un autre , à l'endroit où arrivera le courrier par exemple, est sollicité pour une interception d'étouffement de l'affaire .
L'oisif, ici, pouvait simplement avoir persuadé l'employée de la poste de lui  donner le nom  de l'administration destinataire où un autre correspondant  serait chargé du détournement final.
Compliqué ... mais simple,  dans une organisation bien rodée. 

*(1)
http://lesharceleurs.wordpress.com/2014/03/08/lorganisation-2/

*(2)
https://lesharceleurs.wordpress.com/2014/10/20/harcelement-de-fonctionnaires-2eme-pre-fourriere/

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