AW486HQ
Le canardage de la nuit avait été modéré. Contrairement à celui de la nuit précédente (1-10) , au même endroit . Comme la veille et comme souvent, il y avait d’abord eu des sensations de piqûres dans les orteils ou d’étincelles sous la plante des pieds et autour des chevilles qui annonçaient le bombardement prochain par des signaux. De la féroce nuit précédente , il restait , comme parfois, le souvenir qu’une boule feu était attirée sur moi toutes les quelques minutes. Cette boule de feu fonçait , à travers le corps , dans les entrailles du véhicule. J’avais déplacé le véhicule 5 fois pour l’éviter. En vain. Le canardage du 2 octobre, cette fois, avait commencé vers 2H du matin, quand il ne restait plus aucun véhicule, sauf le mien dans l’impasse. Ce canardage avait, à plusieurs reprises, donné l’impression bizarre d’avoir pour origine des tirs à l’horizontal, venant de la mer , ou des fourrés o...