vendredi 2 février 2018

"Vous ne me touchez pas "


« Vous ne me touchez pas «  
C’était un ordre , et le spécialiste des yeux , avait lâché mon épaule avec un sarcasme  :
«  c’est à ce point là » ! 
Sa réflexion censée inversée la situation , suggérait que je sur-réagissais à presque rien. 
Avant cela , ce praticien  inconnu,  avait tâté du  genou . 
Pourtant, je n’étais pas là , pour me faire tripoter . Seulement pour faire examiner mes yeux irritables.

Sans autorisation pour le faire , l’ophtalmologue avait aussi  utilisé mon prénom pour m’interpeller . Le sien n’était pas inscrit sur sa porte et je n’avais pas pu lui répondre en l’utilisant  * (1) 

Il faut dire qu’il avait commencé  de façon  autoritaire  et anormale ,  comme beaucoup de harceleurs  qui  espèrent ainsi conditionner une cible à la soumission. Ici, il s'agissait  surtout d' un manque flagrant de civilité ordinaire.

Pour m’appeler dans la salle d’attente, l’ophtalmo avait lancé mon nom sans l’habituelle  civilité de politesse qui précède. 
Une fois dans le couloir , il avait tendu le bras pointant l’index vers une porte ouverte qu’il désignait.  J’étais entrée. Dans la pièce , il avait recommencé, bras tendu, doigt pointé vers un siège . Apparemment , j’avais ordre de m’y assoir.

Alors quand il avait eu la curiosité d’interroger sur  mes occupations , il avait reçu une invitation à s’occuper uniquement des yeux.

Ce praticien ,   faussement amical  mais vrai  harceleur aux tactiques classiques et qui profite de sa qualité pour marquer une supériorité condescendante ,  était  sans doute au bord de la retraite. 
C’était  un pro acceptable. Il avait bien vu un cil coincé dans l’oeil par l’ophtalmo des Sables d’Olonne,  * (2) avec en plus  des fils non résorbés  dont l’un était relâché et l’ autre vaguement pourri.

Mais au moment de la question «  que me conseillez-vous ? «  Là, il n’avait rien eu à dire.

L’ophtalmo des Sables d’Olonne, Eric TESSIER  est celui qui m’avait rendue borgne. 
Accessoirement , la lecture du  Sans-culotte 85 , nous avait appris  cet automne , qu’Eric TESSIER s’était  pris plusieurs plaintes de jeunes femmes pour voyeurisme .   E. Tessier , l’ophtalmologue voyeur  , photographiait  ses clientes sous leurs jupes , après leur avoir mis des gouttes dans les yeux. 



Depuis l’affaire Weinstein, de nombreux journaux ont proposé une sorte de listing pour aider à  faire la différence entre un comportement irrespectueux et du harcèlement. C’était bien-venu. 

Dans l’intimité d’un cabinet médical ou de tout autre lieu sans témoins, les questions hors sujet sont souvent un signe qu’un harceleur teste le terrain pour savoir jusqu’où aller plus loin. 
Le tripotage , même prétendument amical,  d’un praticien  , n’est bien sur jamais  admissible. 



Ce petit livre mentionne le harcèlement comme un fléau bien camouflé. De fait, ce fléau insidieux avec des pratiques en-dessous de la preuve pénale de harcèlement ,  est repérable dans bien des situations du quotidien  et qui ne changeront pas pour un mieux , si les victimes ne décident pas  de les contrer. 

C’est la vigilance et la détermination de toutes les victimes et quelque soit l’importance des situations , qui feront la différence. 
*(1)
*(2)


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