samedi 12 juillet 2014

Harcèlement en réseau - Un chantier

Ce courrier date de 2008, il relate en abrégé mais avec détails des circonstances, la fabrication d'un CHANTIER dans un commissariat , où tout citoyen , mais encore plus les CIBLES de harcèlement en réseau,  sont à la merci de certains  policiers qui parfois  y règlent leurs problèmes  plutôt  que ceux de la sécutité publique.


Monsieur Stéphane MELOT Commissaire Principal
Commissariat du XIV ème arrondissement
Avenue du Maine
75014 PARIS

Le Vendredi 10 octobre 2008
Objet : plainte pour violence physique
Ref : PV sans numéro d’ordre


Monsieur le Commissaire,


Le mercredi 8 octobre 2008, j’ai porté plainte pour violence physique avec acharnement contre un vigile de Monoprix Montparnasse comme suit.

Alors que je me trouvais dans ce magasin j’ai été suivie puis dépassée par celui que j’ai cru reconnaître comme étant le chinois WEN CHUAN . J’ai pris une photo rapide. Sur cette photo s’est trouvé par hasard un petit homme qui souriait en montrant son majeur dressé.
Puis je suis allée à la recherche d’une caisse pour régler mon article. J’ai changé deux fois d’endroit avant de me positionner derrières trois autres clients à une caisse.

Soudain est arrivé le petit homme de la photo ( conjointe avec WC). Il poussait des cris incompréhensibles et gesticulait pour attirer l’attention du vigile sur moi.
Le vigile était à environ 30 mètres de là. Il surveillait le niveau des portes. J’ajoute qu’il n’était pas en mesure de voir l’article que j’avais à la main droite , pendante.

Les cris du petit monsieur, ajouté à la vraisemblable présence du chinois WEN CHUAN m’ont fait penser à un traquenard. En effet, il y avait trop de temps écoulé entre la pris de la photo et cette poursuite incompréhensible pour que l’arrivée bruyante de ce petit monsieur soit spontanée.

J’ai alors décidé de quitter le magasin. J’ai déposé mon article sur une étagère à gauche de la caisse ( donc bien avant que le vigile ne s’approche de moi et ne puisse savoir ce que j’étais venue acheter) . Le petit homme était sur mes talons, toujours dans le même état agité. Il dessinait un appareil photo dans le vide , me désignant ensuite du doigt.
Le vigile a voulu saisir mon appareil photo. J’ai refusé. Il m’a agrippée et ne m’a plus lâchée, ajoutant de l’acharnement à une violence physique à la mesure de son gabarit et de son absence de contrôle.

J’ai décidé de porter plainte. Au commissariat, Monsieur FERRIER m’a fait comprendre qu’il ne souhaitait pas que je porte plainte, de 3 façons différentes: Apitoiement, chantage, menace.
- j’allais me retrouver dans une situation stressante convoquée par un magistrat
- si je portais plainte le vigile allait porter plainte contre moi
- si je continuais… cela allait mal se passer.

Et cela s’est mal passé .
Le vigile a porté plainte contre moi pour violences.

Le vigile était entendu dans le bureau à côté de celui où je me trouvais. Il était assis, tout près du policier et dans l’axe de la porte ouverte. Il pouvait ainsi entendre ou noter toutes mes réponses.
Par contre, dans son bureau Monsieur FERRIER m’avait positionnée sur une chaise, contre le mur, soit à environ 4 ou 5 mètres de sa table. J’étais obligée d’élever la voix pour qu’il note mes réponses.

Les questions de Monsieur FERRIER étaient multiples, faisant penser que le conflit était très grave : n° de sécurité sociale, n° de permis de conduire -qu’il a contesté- date et lieu, nom et prénom de mon ex mari, date du divorce, lieu du divorce, niveau d’études, titre universitaire, étage de mon domicile, numéro de porte, - tout ce qu’il faut pour un gang de casseurs-vengeurs- ma qualité ( locataire ou propriétaire) l’existence d’un éventuel crédit en cours, le moyen de financement utilisé pour acheter ce domicile, le moyen de paiement !!! Certaines de mes réponses ne figurent pas dans le PV de Monsieur FERRIER .

Puis Monsieur FERRIER a voulu savoir ce que j’étais venue acheter dans le magasin. J’ai de nouveau protesté de l’inutilité de cet autre détail . Monsieur FERRIER a de nouveau été intransigeant J’ai répondu « deux crayons » Monsieur FERRIER m’a fait répéter.
J’ai alors voulu évoquer l’appareil photo, manifestement seule source du conflit ayant entraîné les violences.
Monsieur FERRIER a répondu par une question sur un traitement médical en cours.
Je n’en ai pas.

Le téléphone de Monsieur FERRIER a alors sonné. Il s’est levé pour fermer la porte entre les deux bureaux. Une jeune policière est entrée et est restée dans le bureau. Le comportement de Monsieur FERRIER est alors devenu normal.
Monsieur FERRIER m’a cependant remis une copie de PV d’audition avec
- un intitulé erroné de violences réciproques
- sans numéro d’ordre

Au moment de la confrontation j’ai appris que dans sa plainte, le vigile avait prétendu que j’avais jeté les crayons par terre, avant d’essayer de quitter le magasin . Il s’y serait opposé subissant mes violences.
Alors que je regardais fixement le vigile au moment de la lecture de ces mensonges fabriqués sur place à partir du terme crayon de mon audition, Monsieur FERRIER m’a intimé l’ordre par deux fois «  de cesser de regarder Monsieur Cissé »
Un policier m’a ensuite reconduite à l’escalier sans me donner le PV de cette confrontation.

J’ajoute ici que l’objet que j’étais venue acheter dans ce magasin, et qui a été déposé sur une étagère près de la caisse avant mon départ du magasin Monoprix/Montparnasse, n’étaient pas des crayons, mais deux stylos à gel conditionnés sous blister . J’ai fait une erreur de vocabulaire.

Je demande que la présente lettre soit ajoutée au PV d’audition sans n° d’ordre fait avec un intitulé erroné par Monsieur FERRIER le mercredi 8 octobre 2008.

DOUBLEMENT VICTIME dans la situation exposée ici, je n’en oublie pas pour autant le travail minutieux, patient et intelligent d’un grand nombre de policiers .

Avec mes respectueuses salutations.

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire

Remarque : Seul un membre de ce blog est autorisé à enregistrer un commentaire.