Ursula von der Leyen sort le chéquier au Groenland (200 millions d’euros), les Français regardent la facture (34 millions)

 https://lemediaen442.fr/ursula-von-der-leyen-sort-le-chequier-au-groenland-200-millions-deuros-les-francais-regardent-la-facture-34-millions/

Ursula von der Leyen a annoncé un nouveau paquet de 200 millions d’euros pour le Groenland. Un geste présenté comme un partenariat stratégique, alors que ce territoire autonome danois ne fait pas partie de l’Union européenne. En appliquant une quote-part française de 17 %, l’addition théorique atteint 34 millions d’euros pour la France.

mise à jour le 08/09/26

Le Groenland a quitté l’Union européenne, mais Bruxelles continue de lui ouvrir grand notre portefeuille.

Il y a des pays membres qui attendent des années une réponse de Bruxelles. Et il y a le Groenland, qui n’est pas dans l’Union européenne mais qui vient de recevoir la visite d’Ursula von der Leyen avec un paquet de 200 millions d’euros sous le bras.

La présidente de la Commission européenne a fait l’annonce le 7 septembre à Nuuk. Ces fonds doivent être engagés en 2026 et 2027 dans les infrastructures numériques, l’énergie hydraulique, les matières premières critiques, le logement, le tourisme et le soutien aux petites entreprises. Bruxelles évoque aussi les câbles sous-marins, les liaisons satellitaires et la coopération dans l’Arctique.

Dans son communiqué, Ursula von der Leyen assure que « le Groenland peut compter sur l’UE » et décrit l’île comme « un allié stratégique et un ami de confiance ». Une formule généreuse, surtout lorsqu’elle est accompagnée de neuf zéros.

Le problème est simple : le Groenland a quitté la Communauté économique européenne en 1985. Il reste lié au royaume du Danemark, membre de l’UE, mais il est juridiquement classé parmi les pays et territoires d’outre-mer associés. Autrement dit, il bénéficie d’un statut particulier sans appartenir au club dont il reçoit aujourd’hui les largesses.

Bruxelles ne cache pas vraiment le motif de cette attention polaire. Le Groenland attire les convoitises pour sa position dans l’Arctique, ses ressources minières et son rôle dans les futures routes maritimes. L’Union européenne veut y consolider sa présence, au moment où les États-Unis et d’autres puissances s’intéressent de très près à l’île.



Pour les contribuables français, le calcul avancé est brutal : si l’on retient une participation française de 17 % au financement du budget européen de 200 millions, elle représenterait environ 34 millions d’euros. Ce n’est pas un virement français directement fléché vers Nuuk, mais une estimation de la part française dans une dépense décidée à Bruxelles. Nuance comptable, même portefeuille à la fin.

La Commission appelle cela un « partenariat ». Le contribuable français peut y voir une autre version du concept : payer pour peser sur un territoire qui n’est même pas membre de l’Union. Le Groenland n’a pas voté pour Ursula von der Leyen. Il peut néanmoins compter sur elle. Et, par ricochet, sur les Français.

Dans cette Europe à géométrie variable, l’adhésion n’est donc pas indispensable pour recevoir des millions. Il suffit parfois d’avoir une banquise, des minerais, un emplacement stratégique et quelques dirigeants bruxellois en quête d’influence.


Cette générosité soudaine s’explique aussi par la pression américaine. Donald Trump ne cache plus son ambition de mettre la main sur le Groenland, qu’il juge stratégique pour la sécurité des États-Unis et riche en ressources minières. Ses déclarations ont provoqué une vive réaction à Nuuk comme à Copenhague. Face à cette offensive, Bruxelles tente d’occuper le terrain avec ses déclarations d’amitié, ses promesses d’investissements et, surtout, l’argent du budget européen. Le Groenland devient ainsi le nouveau théâtre d’une compétition entre puissances, financée en partie par les contribuables français.

Commentaires

Posts les plus consultés de ce blog

Des victimes d'abus sexuels sur mineurs commis par des dirigeants influents en Israël témoignent et dénoncent les abus sexuels rituels sataniques commis par des Juifs.

"Reconquérir notre santé et notre liberté" par Mike Adams