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By Strategika5100 on 02/02/2026 |
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Dans le cadre d’une guerre
psychologique en cours et le déploiement de stratagèmes diplomatiques
souvent éprouvés, les principaux alliés des États-Unis, tels que
l’Arabie saoudite, les Émirats arabes unis, le Qatar et Türkiye, font
mine d’exhorter publiquement les États-Unis et l’Itan à faire preuve de «
retenue ». Ces pays soulignent qu’une escalade impliquant une action
militaire US contre l’Iran entraînerait une déstabilisation massive de
la région du Moyen-Orient et du Golfe. Ceci est un modèle de stratagème
diplomatique confirmant l’action US. Il s’agit d’une feinte
diplomatique classique et utilisée dans la région depuis la seconde
guerre du Golfe de 1991. Bien que les alliés des États-Unis dans la
région craignent réellement des représailles iraniennes sur leur
territoire, leur campagne publique de retenue ou de fausse neutralité
sert un objectif crucial des États-Unis : maintenir l’Iran dans un faux
sentiment de sécurité diplomatique.
Cela incite Téhéran à croire que la
pression régionale pèse sur Washington pour s’abstenir d’agir ou de
reporter les frappes, ce qui pourrait l’amener à baisser sa garde. Un
diplomate arabe a admis que le message de la région à l’Iran était de «
calibrer soigneusement » sa réponse en cas d’attaque, ce qui constitue
une tentative claire de gérer les conséquences, et non d’empêcher le
coup initial. Or ce dernier est inévitable à la lumière des intenses
préparatifs affectant des systèmes THAAD et d’importants moyens
offensifs au niveau des bases militaires US situées dans tous les pays
de la péninsule arabique, le Golfe, le Levant et l’Anatolie.
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L’extension du domaine de la lutte est
patent: le casus belli potentiel pouvant justifier une action militaire
US contre l’Iran est passé de la répression des manifestations au
programme nucléaire. C’est un retour aux bases qui ne semble pas logique
mais “utilitaire” pour passer à un niveau de confrontation supérieur
comme aboutissement d’une longue stratégie visant un changement de
régime en Iran. Il ne s’agit donc pas d’un changement, mais d’une
extension. La focalisation sur les manifestations visait à encourager la
dissidence interne dans le cadre d’une longue série de tentatives de
révolutions colorées ou de soulèvements armés; la remise en avant de la
question nucléaire-un vieil os rongé lancé également à l’ancien régime
irakien sous couvert d’inspections dans le cadre de l’AIEA en tant que
simple outil piraté ou dans le cadre d’autres dispositifs, rappelle à
Téhéran la menace existentielle ultime que peuvent représenter les
États-Unis à l’heure actuelle.
Il s’agit d’une stratégie classique du «
bon flic, mauvais flic » mise en œuvre au fil du temps, destinée à
maintenir l’Iran dans l’incertitude et l’inquiétude quant au point de
déclenchement précis. C’est une guerre hybride appliquée à une échelle
régionale ciblant un acteur ayant eu des ambitions allant du Yémen
jusqu’à la Syrie et qui se retrouve après des revers subis retranché
dans son dernier sanctuaire.
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La réponse iranienne à cette tromperie
généralisée visant à créer un effet de surprise favorable à une action
décisive US est elle aussi élaborée. Elle repose sur l’élément de la
confusion. Les déclarations contradictoires sur un exercice dans le
détroit d’Hormuz attestent que la cette confusion est en soi une arme.
Il pourrait s’agir d’une panne interne des communications iraniennes ou
d’une action délibérée visant à évaluer l’état de préparation et les
temps de réaction des États-Unis dans ce point névralgique. Cela oblige
les forces américaines à renforcer leur vigilance face à une menace qui
pourrait ne jamais se concrétiser, ce qui met à rude épreuve les
équipages et les systèmes.
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Ce conflit est celui d’une induction
d’une mauvaise perception ou évaluation d’une situation complexe.
Washington a gagné du temps pour des raisons scalaire. Une riposte
iranienne visant les alliés régionaux des États-Unis impliquent une mise
à niveau plus que proportionnelle des moyens engagés. Nous estimons que
le facteur le plus important dans ce cas est une erreur d’évaluation
des échelles et une non maîtrise de la situation le jour d’après avec
tout ce que cela va avoir comme impact sur la région et sur l’économie
globale.
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Cette évaluation stratégique n’inclut
pas les dynamiques internes de la politique US marqué par des manœuvres
et contre-manoeuvres sur fond de persistance d’outils de chantage
expirés utilisés par des pays tiers pour contrôler ou exercer des
pressions sur les responsables politiques US et les réactions en
apparence chaotique des ces derniers quand ils veulent noyer le poisson
en ayant recours au populisme et la démagogie pour tenter de desserrer
l’étau et le divertir sur d’autres thématiques sociétales, économiques
et politiques aggravant de divisions et les clivages.
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Ce billet
tente de décrypter certains aspects d’une situation stratégique
volatile et changeante en temps réel. Sa pertinence demeure valide à sa
date de publication sans aucune garantie par la suite vu l’évolution
rapide des événements dans la région.
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