Pr Glenn Diesen attaqué par les fact-checkers en Norvège
https://www.cielvoile.fr/2026/10/glenn-diesen-diffame-et-censure-en-norvege.html
La destruction publique de ma carrière universitaire et de ma réputation se poursuit en Norvège. Un article de presse paru aujourd’hui à mon sujet avance trois affirmations trompeuses, voire fausses.
1) L’article rejette mon analyse selon laquelle mes travaux de recherche font l’objet d’une criminalisation ; les journalistes se contentent de reprendre les commentaires dédaigneux de l’université, sans qu’aucun argument ne semble nécessaire. Il est désormais impossible, pour un universitaire, d’analyser les politiques de puissances rivales en examinant leurs préoccupations en matière de sécurité : une telle démarche est immédiatement dénigrée par le gouvernement, les ONG qui lui sont liées et les médias, qui l’assimilent à une « légitimation » de l’ennemi et à un soutien à ses récits. L’actuel ministre de la Défense m’a pris pour cible, m’accusant de diffuser de la propagande, et a critiqué deux podcasteurs pour le simple fait de s’être entretenus avec moi (alors même que les médias norvégiens m’ont déjà exclu de leurs espaces). Sur quoi repose cette accusation du ministre de la Défense ? J’avais soutenu que l’élargissement de l’OTAN avait déclenché la guerre en Ukraine ; le ministre a qualifié cette analyse de dangereuse « propagande russe », sans éprouver le besoin d’étayer sa vile accusation.
Pourtant, je pourrais avancer une multitude de preuves, en m’appuyant notamment sur les déclarations de dirigeants politiques, d’ambassadeurs et de chefs des services de renseignement, tant américains qu’européens.
Mais l’objectif n’est pas le débat : il s’agit de salir, de censurer et d’exclure. En s’en prenant à un universitaire qui remet en question les « vérités » officielles, le gouvernement s’arroge, de fait, un monopole sur la vérité. Si les arguments des universitaires doivent pouvoir être examinés et critiqués, nous assistons ici à de violentes attaques personnelles de la part du gouvernement, sans même que je puisse me défendre.
Comment ne pas y voir une criminalisation des travaux de recherche d’un universitaire ? Il m’est même impossible de prendre la parole lors d’un événement en Norvège sans que celui-ci ne soit annulé. La dernière fois que j’ai accepté d’intervenir, c’était aux côtés de John Kiriakou, ancien agent de la CIA. Un journal a obtenu l’annulation de l’événement, qui devait se tenir dans une église ; et lorsque le lieu de remplacement a maintenu l’événement, le journaliste a tout simplement écrit dans son journal qu’il avait été annulé, afin de dissuader le public de s’y rendre. Est-ce normal ? Je suis contraint d’utiliser mes jours de congé pour participer à des conférences, car toute intervention de ma part peut être qualifiée de « controversée », ce qui pousse alors les ONG et les journalistes à s’en prendre à la réputation de l’université. Est-ce normal ?
Chaque article de presse me concernant se contente de me qualifier de « controversé » ou de « pro-russe », sans jamais expliquer le sens de ces étiquettes ni exposer mes arguments. J’ai soutenu, tout comme l’ancien directeur de la CIA, Burns, que si l’Occident tentait d’intégrer l’Ukraine dans la sphère de l’OTAN, cela mènerait à la guerre et à la destruction de l’Ukraine. C’est ce qu’on appelle un argument « pro-russe ». Soutenir qu’il convient de respecter la volonté de la majorité des Ukrainiens, qui souhaitent des négociations pour mettre fin au conflit, est également considéré comme un argument « pro-russe » ; à l’inverse, rejeter la diplomatie, expulser les réfugiés ukrainiens et prôner la conscription des femmes ukrainiennes serait, soi-disant, une attitude « pro-ukrainienne ».
2) Pour éviter d’aborder mes arguments, les journalistes se contentent de rapporter, sans aucun esprit critique, des attaques personnelles à mon encontre, soulignant par exemple que le Comité norvégien d’Helsinki m’a qualifié de « propagandiste ». Il s’agit d’une « organisation non gouvernementale » financée par l’État et par la National Endowment for Democracy (NED) — une structure créée en 1983 par Reagan et le directeur de la CIA dans le but d’influencer la société civile d’autres pays. Le Comité norvégien d’Helsinki s’est acharné à me discréditer sur les réseaux sociaux pour obtenir mon licenciement ; il a publié des articles à charge dans les médias, a fait pression pour faire annuler mes interventions publiques, a adressé un courrier à mon université et a même diffusé une photographie de mon domicile sur les réseaux sociaux. C’est une « organisation de défense des droits humains » liée à l’État, qui invoque les droits humains pour justifier la guerre.
3) Enfin, pour continuer à éluder mes véritables arguments, ils se bornent à affirmer que certaines thèses que j’ai avancées lors d’un débat, l’an dernier, ont été « totalement ou partiellement réfutées » par un exercice de vérification des faits (*fact-checking*). Le média public norvégien (NRK) a sollicité l’Institut norvégien de recherche pour la défense (FFI) — un organisme étatique — pour examiner trois de mes affirmations. Quelles sont donc ces affirmations qu’ils prétendent avoir « réfutées » ?
Ma première affirmation était que, entre 1991 et le changement de régime de février 2014, seuls 20 % des Ukrainiens souhaitaient une adhésion à l’OTAN. Le vérificateur de faits a fait valoir que ce chiffre avait augmenté au milieu de l’année 2014 (après la réaction de la Russie, qui a consisté à s’emparer de la Crimée) ; il s’agit là d’une remarque totalement dénuée de pertinence, visant simplement à brouiller les pistes, puisque mon argument portait sur la période antérieure.
Ma deuxième affirmation était que Zelensky avait soutenu, dans une interview accordée à *The Economist* en mars 2022, que certains pays occidentaux souhaitaient une guerre longue contre la Russie afin d’affaiblir un rival stratégique, quitte à ce que cela entraîne la destruction de l’Ukraine. Le vérificateur de faits a rétorqué que tous les pays occidentaux ne souhaitaient pas une guerre longue et qu’il ne s’agissait pas d’une politique officielle. Je n’ai jamais prétendu qu’il s’agissait d’une politique officielle ; ce sont principalement les États-Unis et le Royaume-Uni qui poussaient en faveur d’une guerre longue.
Ma troisième affirmation était que les États-Unis et le Royaume-Uni avaient saboté l’accord de paix d’Istanbul en avril...

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