De Pierre-Antoine Pontoizeau, :
Toutes les décisions de la politique sanitaire d’E. Macron ont coûté plus de 600 milliards, pour quel résultat ?
Les coûts de la politique sanitaire
Le confinement des premiers mois a été
évalué par Laurent Cappelletti, professeur au CNAM. Dès avril 2020, il
l’estimait à un coût mensuel de 150 milliards d’euros. Il avait raison.
L’accroissement de l’endettement de la France de 700 milliards résulte
bien de cette première folie, même s’il tient marginalement à quelques
autres facteurs. L’ardoise sanitaire, c’est environ 600 milliards. En
plus du confinement, les vaccinations représentent quelques milliards
aussi. 146 millions de doses ont été administrées pour un prix compris
entre 15 et 20 euros la dose selon les périodes. La seule vaccination a
couté entre 2,3 et 2,8 milliards d’euros. Concernant les tests, bien mal
nommés anti-Covid, le simple mois de décembre et ses 28 millions de
tests ont couté 1 milliard d’€uros à l’assurance maladie. Le ministre
des Comptes publics reconnaissait un mois plus tard que les tests
anti-Covid coutaient 1,5 milliard pour le mois de janvier. Deux mois de
tests ont couté 2,5 milliards, pour quoi faire ? La politique sanitaire
représente donc une hystérie de plus de 600 milliards d’euros.
Un ministre des Finances amnésique
Et nous entendons un ministre des Finances
parler de « côte d’alerte » avec près de 3.000 milliards d’€ de dette,
soit 114,5% du PIB. Peut-il rendre des comptes sur sa responsabilité et
ses résultats puisqu’il a contribué à son accroissement abyssal ? Nous
étions en 2017 à 2.200 milliards et 98 % du PIB. Peut-il expliquer le
ratio d’efficacité de cette dépense inédite dans l’histoire économique
de la France ?
La valeur concrète de cette folle dépense
Prenons la mesure de cette dépense
sanitaire faramineuse. Rappelons que le fonctionnement annuel d’un
hôpital départemental s’estime dans une fourchette de 250 à 350 millions
d’euros. Ce sont donc 2.000 hôpitaux fonctionnant pendant un an où 100
hôpitaux départementaux fonctionnant pendant 20 ans. 600 milliards,
c’est 15 ans du budget de la défense (un peu moins de 40 milliards en
2021) ou 10 ans du budget de l’éducation nationale (55 milliards en
2021). Un tel sacrifice jamais engagé dans les dépenses publiques de la
France exige un résultat rapide et parfait, à la hauteur de la dépense
et des promesses exposées comme des certitudes de foi par tous les
spécialistes, non ? Nous avons tous en mémoire l’agressivité, le
scientisme des certitudes, l’arrogance et le mépris du ministre Véran en
particulier. 600 milliards pour quoi faire ?
La nullité du résultat
Or, cette dépense inouïe a-t-elle obtenu un
résultat à la hauteur, soit l’éradication rapide du virus ? Non,
puisque nous parlons d’une 7e vague, que des personnes
meurent encore de cette maladie, même si fort heureusement, ce ne sont
pas des milliers par jour. Mais ce confinement initial nous a-t-il
libéré de la maladie ? Non. Le 2e confinement ? Non. La
vaccination a-t-elle fonctionné ? Non, puisqu’aujourd’hui les chiffres
démontrent que les malades sont des vaccinés ainsi que les hospitalisés.
Charlatanisme, escroquerie ? Et les tests ont-ils été utiles ? Non
plus, puisque la maladie demeure. Alors à quoi ont servi ces 600
milliards de dépenses publiques ? Et nous n’avons pas aujourd’hui la
capacité de mesurer le cout des effets indésirables. Il risque d’être
élevé.
La liberté démocratique d’inventaire des responsabilités
Est-il possible dans une société libre et
démocratique de demander à nos nouveaux élus d’ouvrir une commission
d’enquête transparente, voire populaire, pour exiger des réponses sur
les responsabilités de ces engagements de dépenses faramineuses ? Il y a
là plusieurs enjeux. Celui de ne jamais reproduire une telle folie.
Celui de sanctionner les ministres, voire le Président à la hauteur de
cette absolue folie. Celui enfin de solder cette dépense par des mesures
et sanctions financières à l’encontre de ceux qui ont profité, voire
corrompus : Union européenne, laboratoires, actionnaires des
laboratoires, Etats complices, etc.
L’enjeu majeur est de se libérer de cette
emprise irrationnelle de quelques-uns sur le destin du plus grand
nombre. Ils ont démontré qu’ils ne savaient rien. Nous avons maintenant
la preuve que la dépense était irrationnelle, non pertinente et
aujourd’hui sans résultat. Il est urgent de changer radicalement de
paradigme. C’est cela le progrès, non ? Du moins, c’est une obligation
avant de demander au Français de se sacrifier encore alors qu’il faut
solder cette dette en la recouvrant auprès des auteurs de cette
hystérie.
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