Le Canada lance discrètement une enquête sur les crimes de guerre commis par les forces israéliennes dans le cadre du programme d'aide à Gaza

 https://www.naturalnews.com/2025-06-05-canada-war-crimes-investigation-gaza-aid-massacres.html

5 juin /2025 // Cassie B.

  • La GRC du Canada enquête sur d'éventuels crimes de guerre israéliens à Gaza depuis début 2024, mais n'a confirmé publiquement l'enquête que cette semaine.
  • L'enquête coïncide avec l'indignation suscitée par un programme d'aide soutenu par les États-Unis lié à plus de 100 morts palestiniens, des témoins affirmant que les forces israéliennes ont tiré sur des civils.
  • L'enquête secrète de la GRC s'inscrit dans le cadre du programme canadien sur les crimes de guerre, mais elle ne bénéficie pas d'une sensibilisation du public, contrairement aux enquêtes similaires sur la Russie.
  • Les critiques accusent le programme d’aide de provoquer des déplacements forcés, avec des rapports faisant état de contrôles biométriques et de violences mortelles à proximité des sites de distribution.
  • Le Premier ministre canadien a condamné l'offensive israélienne, mais le retard de la GRC à faire preuve de transparence soulève des questions sur la réticence politique.

La police fédérale canadienne enquête sur d'éventuels crimes de guerre commis par les forces israéliennes à Gaza depuis début 2024, mais n'a confirmé publiquement l'enquête que cette semaine, dans un contexte de décès croissants de civils liés à un programme d'aide controversé américano-israélien.

La Gendarmerie royale du Canada (GRC) a qualifié l’enquête d’« enquête structurelle », conçue pour documenter les violations et préserver les preuves, alors même que les critiques accusent Israël d’avoir orchestré une campagne de nettoyage ethnique sous couvert de lutte contre le terrorisme.

Cette révélation intervient alors que l'indignation monte contre la Fondation humanitaire pour Gaza (GHF), une initiative d'aide soutenue par les États-Unis qui a fait au moins 102 morts et 500 blessés palestiniens en seulement huit jours, dont beaucoup étaient des civils affamés abattus alors qu'ils cherchaient de la nourriture. Des témoins décrivent des scènes de chaos : les forces israéliennes auraient tiré sur la foule, tandis que des mercenaires sous contrat avec les États-Unis abandonnaient les sites de distribution, laissant des familles désespérées exposées à de nouvelles violences.

Une enquête silencieuse fait surface

L'enquête de la GRC, dont le Toronto Star a d'abord fait état , s'inscrit dans le cadre du Programme canadien sur les crimes contre l'humanité et les crimes de guerre, qui permet aux autorités d'enquêter sur les atrocités commises à l'étranger si des preuves sont disponibles et qu'une communauté d'immigrants pertinente existe au Canada. Pourtant, contrairement aux enquêtes très médiatisées sur les crimes de guerre, comme celles visant les actions russes en Ukraine, cette enquête a été lancée sans annonces publiques, sans lignes d'assistance téléphonique ni sans campagnes de sensibilisation.

Dans une déclaration écrite laconique, la GRC a confirmé qu'elle examinait « les allégations de toutes les parties concernées avec impartialité », mais a refusé de fournir plus de détails, invoquant la nécessité de protéger l'intégrité de l'enquête. Les experts juridiques soulignent que de telles affaires sont rarement portées devant les tribunaux canadiens, mais la simple existence de cette enquête témoigne d'une surveillance mondiale croissante de la conduite d'Israël à Gaza, où plus de 34 000 Palestiniens, principalement des femmes et des enfants, auraient été tués depuis octobre 2023.

Aide armée ou contrôle de la population ?

Le moment choisi pour la confirmation de la GRC est frappant : il coïncide avec la condamnation internationale du GHF, un programme qui, selon ses détracteurs, vise moins l'aide humanitaire que le déplacement forcé. Lancé le 27 mai après des mois de blocus quasi total, le GHF contourne les Nations Unies et d'autres agences neutres, acheminant l'aide via des « zones stériles » militarisées où les Palestiniens doivent se soumettre à un contrôle biométrique.

Médecins sans frontières (MSF) et d'anciens responsables de l'ONU ont dénoncé ce programme, le qualifiant de déshumanisant et d'inefficace, certains l'accusant de violer le droit international. La démission du PDG de GHF, Jake Wood, qui a invoqué l'impossibilité de respecter les « principes humanitaires », a encore alimenté les soupçons.

Pendant ce temps, le bilan des morts s'alourdit. Le 29 mai, les forces israéliennes auraient ouvert le feu sur la foule près d'un centre de distribution à Rafah, tuant 11 personnes et en blessant des dizaines. Les survivants ont décrit des scènes de panique alors que les familles fuyaient sous les tirs.

La corde raide diplomatique du Canada

Malgré l'alignement historique du Canada avec Israël, le premier ministre Mark Carney s'est joint aux dirigeants français et britannique le mois dernier pour condamner l'offensive « totalement disproportionnée » d'Israël et exiger un cessez-le-feu immédiat. La déclaration commune a également reproché aux responsables israéliens leur « langage odieux » prônant le déplacement forcé des Gazaouis, une position en contradiction avec l'enquête policière discrète d'Ottawa.

Les juristes suggèrent que les conclusions de la GRC pourraient renforcer les efforts internationaux de responsabilisation, bien que les sceptiques avertissent que le retard du Canada en matière de transparence laisse entrevoir une certaine réticence politique. Néanmoins, l'enquête secrète de la GRC sur les crimes de guerre, conjuguée aux échecs meurtriers du GHF, révèle une triste réalité : la catastrophe humanitaire à Gaza n'est pas un dommage collatéral, mais le résultat prévisible de politiques privilégiant le contrôle à la compassion.

Les sources de cet article incluent :

TheCradle.co

TimesOfIsrael.com

YnetNews.com

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