3 200 navires bloqués dans le golfe Persique – pénurie d’eau potable et de nourriture

3 200 navires sont actuellement bloqués dans le golfe Persique. Les équipages commencent à manquer d’eau potable.
Un navire a appelé les autorités portuaires locales et a supplié pour obtenir l'autorisation d'accoster — juste pour faire le plein d'eau.
Leur demande a été refusée. Réfléchissez-y bien.
Ce ne sont pas des navires militaires. Ce sont des navires commerciaux — transportant du pétrole, des céréales, des produits électroniques — avec des équipages civils qui se retrouvent maintenant bloqués sans provisions et sans possibilité de s'enfuir.
– 3 200 navires bloqués
– Les équipages manquent d'eau
– Les autorités portuaires refusent de les laisser accoster
– Plusieurs navires signalent la MÊME situation
Pour vous donner une idée, la crise du canal de Suez en 2021 a bloqué 400 navires. C'est HUIT FOIS pire. Et personne n'en parle.
Ils vous montrent des interceptions de missiles et des graphiques du prix du pétrole.
Ils ne vous montrent PAS des milliers de membres d'équipage à court d'eau potable au beau milieu d'une zone de guerre.
Si ces navires commencent à être abandonnés, la catastrophe environnementale serait à elle seule catastrophique. Des milliers de tonnes de carburant, de cargaison, de produits chimiques… immobilisées là, sans surveillance.
Il ne s'agit pas d'une perturbation du transport maritime. Il s'agit d'une CRISE HUMANITAIRE qui se déroule en temps réel.
L'agitation autour d'Hormuz

Plusieurs autres pays se sont joints vendredi aux principales nations européennes, au Japon et au Canada pour signer une déclaration commune affirmant qu'ils étaient prêts à participer aux efforts appropriés pour assurer un passage sûr à travers le détroit d'Ormuz et qu'ils prendraient des mesures pour stabiliser les marchés de l'énergie.
Voici un extrait du texte de la déclaration conjointe de la Grande-Bretagne, de la France, de l'Allemagne, de l'Italie, des Pays-Bas, du Japon, du Canada, de la République de Corée, de la Nouvelle-Zélande, du Danemark, de la Lettonie, de la Slovénie, de l'Estonie, de la Norvège, de la Suède, de la Finlande, de la Tchéquie, de la Roumanie, du Bahreïn et de la Lituanie :
«…La liberté de navigation est un principe fondamental du droit international, notamment en vertu de la Convention des Nations Unies sur le droit de la mer.»
…Nous nous exprimons prêts à contribuer aux efforts appropriés visant à assurer la sécurité du passage dans le détroit. Nous saluons l’engagement des nations qui participent à la planification préparatoire.
...Je me demande comment ces pays comptent « ouvrir » le détroit d'Ormuz ?
Ont-ils l'intention de combattre l'Iran, qui a fermé le détroit en représailles à l'agression israélienne et américaine ? – Non.
Ces pays sont-ils prêts à faire pression sur Israël et les États-Unis pour qu'ils cessent leur agression contre l'Iran ? – Non.
Ces pays sont-ils prêts à envoyer leurs forces navales dans le détroit d'Ormuz ? Et l'Europe possède-t-elle même une marine puissante ? – Voilà une question cruciale.
Le blocage de centaines de navires dans le Golfe est la conséquence des attaques israéliennes et américaines contre l'Iran. Toutes les entreprises concernées devraient faire pression sur Tel-Aviv et Washington pour qu'ils mettent fin à leur agression.
Mais cela a peu de chances de se produire : les compagnies maritimes ont peur de s'élever contre les Américains et les Israéliens.
Il semble que les Européens aient tout simplement cédé aux pressions de Trump, qui menace de faire s'effondrer l'OTAN et promet de se souvenir de leur réticence à se joindre à ses actions agressives :

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