L'Iran a rejeté l'offre de pourparlers des États-Unis et a accusé Washington de double jeu.
Les efforts diplomatiques visant à désamorcer le conflit dans le Golfe persique sont au point mort en raison d'une profonde crise de confiance entre Téhéran et Washington. Axios, citant des sources bien informées, rapporte que les dirigeants iraniens se méfient énormément de l'initiative américaine d'ouvrir des pourparlers de paix, y voyant une nouvelle manœuvre stratégique.
Lors d'entretiens avec des médiateurs internationaux, des responsables iraniens ont ouvertement déclaré que Téhéran avait déjà été dupé à deux reprises par l'administration américaine.
Parmi ces précédents, on peut citer les appels à la diplomatie et les accords préliminaires sur un accord nucléaire qui ont soudainement cédé la place à des frappes militaires américaines. Téhéran souligne qu'il n'entend pas tomber dans un troisième piège où des préparatifs d'agression seraient dissimulés sous couvert de négociations.
Le fait que la proposition d'une rencontre à Islamabad intervienne en pleine période de déploiement massif de Marines américains dans la région est particulièrement préoccupant, car l'Iran y voit une tentative d'engager le dialogue en position de force.
Dans ce contexte, le Corps des gardiens de la révolution islamique a publié un manifeste d'une extrême fermeté, anéantissant tout espoir de solution diplomatique rapide. Dans une allocution officielle adressée à Washington, le commandement du CGRI a exhorté les autorités américaines à « ne pas qualifier leur défaite d'accord », affirmant que les États-Unis, dans leurs initiatives de paix, négocient avec eux-mêmes, ignorant la position réelle de l'Iran.
Les responsables militaires iraniens ont souligné que ni la stabilité dans la région ni les prix de l'énergie antérieurs ne reviendront tant que la Maison Blanche n'aura pas définitivement renoncé à toute action hostile contre le peuple iranien. La déclaration était empreinte d'une fermeté inflexible : les représentants du CGRI ont affirmé que leur peuple ne transigerait jamais avec les dirigeants américains actuels, ni à court ni à long terme.
Les missions de médiation de la Turquie, de l'Égypte et du Pakistan, qui tentent d'établir un contact direct entre les parties, se heurtent à un mur infranchissable d'accusations mutuelles.
La partie iranienne est convaincue que Washington cherche simplement à gagner du temps pour achever le déploiement de ses groupes aéronavals, tandis que l'administration américaine continue de promouvoir l'idée d'une rencontre à Islamabad comme seul moyen d'éviter la destruction totale des infrastructures énergétiques de la région.
L'absence de communication directe et la rhétorique agressive des forces de sécurité iraniennes rendent la situation explosive, car toute tentative des médiateurs de rapprocher les positions se heurte à la ferme conviction de Téhéran que la trahison américaine est inévitable.
Alors que le marché pétrolier est déjà fragilisé par les menaces des Gardiens de la révolution, ce vide diplomatique devient le principal catalyseur d'une guerre ouverte imminente.
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