De l'importance de l'humour en ce jour de rentrée
De : https://www.francesoir.fr/opinions-editos/de-l-importance-de-l-humour-en-ce-jour-de-rentree
"On peut rire de tout."
Photo de Bernard Hermant sur unsplash.com
Xavier Azalbert, France-Soir. 4 septembre 2023
BRÛLOT - "On doit rire de tout !" Pierre
Desproges en a fait état publiquement à ce point parfaitement, que la
justice française, pourtant peu encline à la gaudriole en a fait la
référence depuis pour ce qui est de déterminer dans les prétoires où se
situent les limites de la liberté d'expression. C'est dans le
réquisitoire célébrissime contre Jean-Marie Le Pen, dans l'émission
radio de France Inter "Le Tribunal des Flagrants délires" (1982), que l'ami Pierrot a fait sa légende. (1)
"En
effet, s'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir. S'il
est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes
les chapelles, taxent de vulgarité et de mauvais goût. S'il est vrai que
ce rire-là, peut parfois, désacraliser la bêtise, exorciser les
chagrins véritables, et fustiger les angoisses mortelles. Alors, oui :
on peut rire de tout. On doit rire de tout !"
C'est
la raison pour laquelle je m'emploie quelques fois, à ma modeste mesure
dans ce domaine, à mettre dans les analyses politiques, économiques,
sociales, quelques traits d'humour de mon cru. Et il m'arrive même
également parfois de le faire ouvertement et complètement sous cette
forme.
Ce fut le cas par exemple de cet édito : "On prend les mêmes (ou presque) et on recommence." Et
étant donné qu'aucun commentaire assassin n'est venu me spécifier qu'on
m'en tient grief, je me permets de récidiver aujourd'hui en ce jour de
rentrée, concernant les vacances estivales que le couple présidentiel
s’est offert à nos frais au Fort de Brégançon.
Parti
là-bas en avion puis hélicoptère, sans parler du trajet retour, le CO2
n’a pas semblé une considération... Combien nous a coûté cette petite
escapade hautement médiatisée ? 400.000 euros sont les frais d'entretien
de cette "enceinte médiévale qui trône à environ 30 mètres sur un piton rocheux" de la "Méditerranée, c'est le soleil qui t'a donné, ton éclat et ta beauté" (merci Tino Rossi).
En
sus du coût du déplacement, du personnel, des frais de bouche
d'Emmanuel Macron, de Brigitte, de leurs convives et de la sécurité des
lieux et de toutes ces personnes, il nous en coûte 60.000 euros chaque
fois que notre beau, jeune, musclé et au poilu poitrail, Président fait
trempette ou s'exerce au jet-ski, depuis le yacht qui est généreusement
mis à sa disposition à nos frais.
Tout
cela pendant que le bateau France est à la dérive, un navire qui réunit
les deux circonstances normalement antinomiques suivantes (un exploit),
grâce à la politique hautement questionnable pour le pays que le
président mène depuis 2017, accompagnée de ses tirades méprisantes
récurrentes qu'il a à l'endroit du Français moyen : le bateau France à
la fois est en feu et prend l'eau de toutes parts sans qu'on puisse
éteindre l'incendie. Bien au contraire, l'actuel occupant à titre
fortement onéreux de l’Élysée, semble prendre un malin plaisir à attiser
les flammes. En pompier pyromane ?
Toutefois,
officiellement il ne fait pas que se détendre à nos frais. Non. La
communication présidentielle est formelle et unanime : Emmanuel Macron,
cet été, a aussi travaillé. Si, si ! À l'instar d'une Rachida
Dati qui, le 15 août 2009, alors ministre de la Justice, s'était fait
photographier à son arrivée à la clinique des Muettes à Paris, pour
accoucher de sa fille Zohra - arrivée à la hâte car elle avait perdu
les eaux - elle avait amené avec elle (elle avait plein les bras) moult
dossiers, des dossiers qu'elle a traités durant la délivrance
puisqu'elle est ressortie sans preuve faite là de la haute conscience de
la chose publique qui l'habite.
Mais
revenons aux 60.000 euros qu'il nous en coûte à chaque fois que
Monsieur Macron s'ébat majestueusement dans l'eau, ou surfe sur elle en
chevauchant son destrier mécanique, ou entretient son art inné du
combat, chef des armées qu'il est. Chef des armées... Un comble pour lui
qui n’a évidemment jamais été militaire, le pauvre. La rumeur indique
même qu’il fut réformé car diagnostiqué "malingre impubère" (une
information évidemment à vérifier car ses détracteurs sont légion), avec
son professeur de kickboxing, et sous l'œil maternel affectueux de
celle que je dois désigner non pas par son état civil mais par le terme
"époux 1" ou "époux 2". Oui. Car le législateur est sur le point
d’imposer partout, pour des raisons "X" que j'ignore, et sans doute
parce qu'il n'en a pas d'autre à gratter, qu'on ne doit plus dire
"Monsieur" ou "Madame" Y lorsqu'on désigne des conjoints. Non. On doit
dire et "pou 1" et "pou 2" ; les deux seuls donc que le législateur
avait à se gratter. CQFD.
Quand, je cite l'article du média allemand qui m'a inspiré cela (2), "cool avec ses lunettes de soleil",
Emmanuel 1er exhibe sa plastique de rêve comme susdit sur son jet-ski
Yamaha Vx de 125 chevaux (à partir de 17.000 euros TTC) ou en
pataugeant, les agents de sécurité doivent au préalable s'assurer qu'il
n'y a à proximité du lieu nul engin explosif, ni individu
malintentionné, ni poisson anti-woke.
Et
c'est ceci qui, avec également l'essence et les frais de maquillage de
sa moitié, qui nous coûte 60.000 euros à chacune de ces sorties en mer
(médiatisée) du couple présidentiel. "Un été d'amour chic et chichi, mais toujours avec chérie. Nager, câliner, faire du jet-ski et Cie, tant de liberté a un prix",
s'insurge un rien narquois mon confrère teuton dans l'article en
question. Honte à toi, vilain Germain ! Ce n'est pas parce que Monsieur
Macron a complètement détruit l'économie française, réduit à néant son
industrie, torpillé son indépendance énergétique, fait exploser la
précarité, le mal-être général, l'insécurité et les chiffres réels du
chômage qu'il n'a pas le droit à un peu de détente tous frais payés . Et la présomption d'innocence ? Et surtout qu'est-ce qui vous permet d'affirmer qu'il l'a fait exprès ?
Peut-être tout simplement qu'il est incompétent. Que c'est un bon à rien doublé d'un mauvais à tout. Ou encore que "C'est un enfant", que "Il n'est pas fini",
pour reprendre les propos qu'a tenu Philippe de Villiers à son endroit,
la semaine dernière, au micro d'un Pascal Praud qui s'est efforcé de
les lui faire retirer, ces propos... en vain. Ah ça, visiblement le
grand-maître du Puy du Fou, n'est plus très fan du gamin... Que,
pourtant, il a soutenu avec véhémence dans tous les médias en 2017,
notamment chez ce même Pascal Praud. Ce retournement de veste total
est-il dû au fait que Monsieur de Villiers n'a jamais été nommé ministre
ou mieux par Emmanuel Macron ?
En
parlant de ministre, que dire des vacances en Corse de M. Gabriel
Attal, le ministre de l’Éducation Nationale nouvellement nommé,
accompagné du porte-parole du gouvernement, M. Olivier Véran ? En "amis amis", pour sympathiser, nous dit Voici.
France-Soir étant
un média participatif, j'ai beau avoir mon petit avis sur le sujet, je
vous laisse répondre à cette question. Et bonne rentrée !
BRÛLOT - "On doit rire de tout !" Pierre Desproges en a fait état publiquement à ce point parfaitement, que la justice française, pourtant peu encline à la gaudriole en a fait la référence depuis pour ce qui est de déterminer dans les prétoires où se situent les limites de la liberté d'expression. C'est dans le réquisitoire célébrissime contre Jean-Marie Le Pen, dans l'émission radio de France Inter "Le Tribunal des Flagrants délires" (1982), que l'ami Pierrot a fait sa légende. (1)
"En effet, s'il est vrai que l'humour est la politesse du désespoir. S'il est vrai que le rire, sacrilège blasphématoire que les bigots de toutes les chapelles, taxent de vulgarité et de mauvais goût. S'il est vrai que ce rire-là, peut parfois, désacraliser la bêtise, exorciser les chagrins véritables, et fustiger les angoisses mortelles. Alors, oui : on peut rire de tout. On doit rire de tout !"
C'est la raison pour laquelle je m'emploie quelques fois, à ma modeste mesure dans ce domaine, à mettre dans les analyses politiques, économiques, sociales, quelques traits d'humour de mon cru. Et il m'arrive même également parfois de le faire ouvertement et complètement sous cette forme.
Ce fut le cas par exemple de cet édito : "On prend les mêmes (ou presque) et on recommence." Et étant donné qu'aucun commentaire assassin n'est venu me spécifier qu'on m'en tient grief, je me permets de récidiver aujourd'hui en ce jour de rentrée, concernant les vacances estivales que le couple présidentiel s’est offert à nos frais au Fort de Brégançon.
Parti là-bas en avion puis hélicoptère, sans parler du trajet retour, le CO2 n’a pas semblé une considération... Combien nous a coûté cette petite escapade hautement médiatisée ? 400.000 euros sont les frais d'entretien de cette "enceinte médiévale qui trône à environ 30 mètres sur un piton rocheux" de la "Méditerranée, c'est le soleil qui t'a donné, ton éclat et ta beauté" (merci Tino Rossi).
En sus du coût du déplacement, du personnel, des frais de bouche d'Emmanuel Macron, de Brigitte, de leurs convives et de la sécurité des lieux et de toutes ces personnes, il nous en coûte 60.000 euros chaque fois que notre beau, jeune, musclé et au poilu poitrail, Président fait trempette ou s'exerce au jet-ski, depuis le yacht qui est généreusement mis à sa disposition à nos frais.
Tout cela pendant que le bateau France est à la dérive, un navire qui réunit les deux circonstances normalement antinomiques suivantes (un exploit), grâce à la politique hautement questionnable pour le pays que le président mène depuis 2017, accompagnée de ses tirades méprisantes récurrentes qu'il a à l'endroit du Français moyen : le bateau France à la fois est en feu et prend l'eau de toutes parts sans qu'on puisse éteindre l'incendie. Bien au contraire, l'actuel occupant à titre fortement onéreux de l’Élysée, semble prendre un malin plaisir à attiser les flammes. En pompier pyromane ?
Toutefois, officiellement il ne fait pas que se détendre à nos frais. Non. La communication présidentielle est formelle et unanime : Emmanuel Macron, cet été, a aussi travaillé. Si, si ! À l'instar d'une Rachida Dati qui, le 15 août 2009, alors ministre de la Justice, s'était fait photographier à son arrivée à la clinique des Muettes à Paris, pour accoucher de sa fille Zohra - arrivée à la hâte car elle avait perdu les eaux - elle avait amené avec elle (elle avait plein les bras) moult dossiers, des dossiers qu'elle a traités durant la délivrance puisqu'elle est ressortie sans preuve faite là de la haute conscience de la chose publique qui l'habite.
Mais revenons aux 60.000 euros qu'il nous en coûte à chaque fois que Monsieur Macron s'ébat majestueusement dans l'eau, ou surfe sur elle en chevauchant son destrier mécanique, ou entretient son art inné du combat, chef des armées qu'il est. Chef des armées... Un comble pour lui qui n’a évidemment jamais été militaire, le pauvre. La rumeur indique même qu’il fut réformé car diagnostiqué "malingre impubère" (une information évidemment à vérifier car ses détracteurs sont légion), avec son professeur de kickboxing, et sous l'œil maternel affectueux de celle que je dois désigner non pas par son état civil mais par le terme "époux 1" ou "époux 2". Oui. Car le législateur est sur le point d’imposer partout, pour des raisons "X" que j'ignore, et sans doute parce qu'il n'en a pas d'autre à gratter, qu'on ne doit plus dire "Monsieur" ou "Madame" Y lorsqu'on désigne des conjoints. Non. On doit dire et "pou 1" et "pou 2" ; les deux seuls donc que le législateur avait à se gratter. CQFD.
Quand, je cite l'article du média allemand qui m'a inspiré cela (2), "cool avec ses lunettes de soleil", Emmanuel 1er exhibe sa plastique de rêve comme susdit sur son jet-ski Yamaha Vx de 125 chevaux (à partir de 17.000 euros TTC) ou en pataugeant, les agents de sécurité doivent au préalable s'assurer qu'il n'y a à proximité du lieu nul engin explosif, ni individu malintentionné, ni poisson anti-woke.
Et c'est ceci qui, avec également l'essence et les frais de maquillage de sa moitié, qui nous coûte 60.000 euros à chacune de ces sorties en mer (médiatisée) du couple présidentiel. "Un été d'amour chic et chichi, mais toujours avec chérie. Nager, câliner, faire du jet-ski et Cie, tant de liberté a un prix", s'insurge un rien narquois mon confrère teuton dans l'article en question. Honte à toi, vilain Germain ! Ce n'est pas parce que Monsieur Macron a complètement détruit l'économie française, réduit à néant son industrie, torpillé son indépendance énergétique, fait exploser la précarité, le mal-être général, l'insécurité et les chiffres réels du chômage qu'il n'a pas le droit à un peu de détente tous frais payés . Et la présomption d'innocence ? Et surtout qu'est-ce qui vous permet d'affirmer qu'il l'a fait exprès ?
Peut-être tout simplement qu'il est incompétent. Que c'est un bon à rien doublé d'un mauvais à tout. Ou encore que "C'est un enfant", que "Il n'est pas fini", pour reprendre les propos qu'a tenu Philippe de Villiers à son endroit, la semaine dernière, au micro d'un Pascal Praud qui s'est efforcé de les lui faire retirer, ces propos... en vain. Ah ça, visiblement le grand-maître du Puy du Fou, n'est plus très fan du gamin... Que, pourtant, il a soutenu avec véhémence dans tous les médias en 2017, notamment chez ce même Pascal Praud. Ce retournement de veste total est-il dû au fait que Monsieur de Villiers n'a jamais été nommé ministre ou mieux par Emmanuel Macron ?
En parlant de ministre, que dire des vacances en Corse de M. Gabriel Attal, le ministre de l’Éducation Nationale nouvellement nommé, accompagné du porte-parole du gouvernement, M. Olivier Véran ? En "amis amis", pour sympathiser, nous dit Voici.
France-Soir étant un média participatif, j'ai beau avoir mon petit avis sur le sujet, je vous laisse répondre à cette question. Et bonne rentrée !
Notes :
(1) "Donc on peut rire de tout. On doit rire de tout !"
(1) "Donc on peut rire de tout. On doit rire de tout !"

Commentaires
Enregistrer un commentaire