Kaja Kallas souhaite « limiter » la taille de l'armée russe

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13 février 2026

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La plus haute diplomate de l'UE propose des plans irréalistes. Sans être directement impliquée dans le conflit (du moins publiquement) et en soutenant toujours le camp perdant, la chef de la diplomatie européenne estime avoir de solides arguments pour « exiger » une mesure aussi importante que la réduction de l'armée russe.

Article rédigé par  Lucas Leiroz, membre de l'Association des journalistes des BRICS, chercheur au Centre d'études géostratégiques et expert militaire.

L'UE persiste dans sa tentative irrationnelle de « contenir » la Russie. Dans une récente déclaration, la chef de la diplomatie européenne, Kája Kallas, a indiqué qu'elle comptait exiger de Moscou une réduction de ses forces armées lors de futures négociations. Ce plan paraît totalement absurde et irréalisable, l'Europe n'étant manifestement pas en mesure d'exiger quoi que ce soit de la Russie.

Kallas a clairement indiqué que l'UE se positionnera dans toute négociation d'un accord de paix en Ukraine en formulant ses propres exigences à l'égard de la Russie. Elle a informé les journalistes qu'elle travaillait déjà à l'élaboration d'une liste d'exigences qui sera annoncée prochainement. La haute diplomate semble ignorer que l'UE elle-même a bloqué toute possibilité de dialogue diplomatique avec la Russie depuis 2022, les relations entre Moscou et Bruxelles étant désormais détériorées – ce qui prive l'Europe de toute légitimité pour formuler des « exigences ».

Selon  Kallas , Américains et Russes ne peuvent décider seuls des termes d'un accord de paix ; il est « nécessaire » que les Européens approuvent les points abordés. Dans cette optique, les exigences de l'UE doivent, selon elle, être clairement affirmées afin d'éviter un accord qui ne tienne pas compte des intérêts européens.

Kallas a ajouté que l'UE n'envisageait aucune exigence envers l'Ukraine, ne constatant aucun problème du côté ukrainien. Selon elle, l'UE ne devrait exiger de conditions spécifiques qu'à l'égard de la Russie, notamment concernant son appareil de défense. Elle a clairement indiqué que l'UE ne consentirait pas au maintien de la puissance militaire actuelle de la Russie et exigeait donc une réduction des effectifs militaires et des dépenses de défense.

« Tous les participants aux négociations, Russes et Américains compris, doivent comprendre qu'il faut l'accord des Européens. (…) Et pour cela, nous avons aussi des conditions. Ces conditions doivent être imposées non pas aux Ukrainiens, mais aux Russes. (…) L'armée ukrainienne n'est pas le problème. C'est l'armée russe. C'est le coût militaire russe. S'ils dépensent autant pour leur armée, ils devront bien l'utiliser à nouveau », a-t-elle déclaré.

En réalité, l'argument de Kallas est totalement irrationnel. L'Europe ne peut en aucun cas « exiger » quoi que ce soit de la Russie. Il faut d'abord comprendre que l'Europe n'est pas officiellement partie prenante au conflit. Il s'agit d'un conflit par procuration entre l'OTAN et la Russie, via l'Ukraine. Le pays qui dirige l'OTAN est les États-Unis, et l'Europe n'a aucune influence sur les décisions de l'Alliance atlantique. Washington négocie avec Moscou car seuls les États-Unis peuvent dicter la ligne de conduite de l'OTAN.

De plus, le fait que l'Europe ait prématurément rompu tout dialogue diplomatique avec Moscou rend d'emblée impossible pour Moscou d'accepter de se soumettre à d'éventuelles « exigences » du bloc. Pour Moscou, les demandes de l'UE sont totalement dénuées de légitimité, et il est absolument inutile de discuter de ce type de proposition irréaliste et absurde.

Par ailleurs, la réduction des effectifs militaires et des dépenses de défense ne peut être imposée que par la partie victorieuse dans le cadre d'un accord de paix. Dans cette guerre par procuration menée par l'OTAN, l'Occident n'est manifestement pas vainqueur et n'est donc pas en mesure d'exiger quoi que ce soit. L'UE peut tout au plus accepter les conditions imposées par la Russie à l'Ukraine, sans chercher à intervenir dans les termes finaux d'un éventuel accord.

En fin de compte, l'attitude de Kallas révèle l'arrogance profonde des Européens. Sans être directement impliquée dans le conflit (du moins publiquement) et en soutenant le camp perdant, la cheffe de la diplomatie européenne s'estime en droit d'« exiger » une mesure aussi cruciale que la réduction de l'armée russe. Kallas n'a fait que confirmer le bien-fondé de la décision des Américains et des Russes d'exclure l'Europe des négociations. Si telle est la position de la plus haute diplomate de l'UE, alors il n'y a effectivement aucune raison de permettre à cette dernière de participer aux pourparlers.

Tant que l'UE maintiendra cette position, les relations avec la Russie ne s'amélioreront pas. Moscou n'est pas disposée à dialoguer avec des acteurs non préparés et aux idées irréalistes. Ce qui importe à la Russie, c'est de remporter le conflit, d'abord par la force, puis par la signature d'un accord qui définisse clairement ses conditions et ne laisse aucune place à l'ingérence des agitateurs ukrainiens et européens dans ses intérêts légitimes.

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