L'Europe se rapproche de l'euro numérique : un nouveau soutien du Parlement européen
https://expose-news.com/2026/02/11/europe-edges-closer-digital-euro-new-backing-eu-parliament/
Le mardi 10 février Le Parlement européen a fait un pas de plus vers la concrétisation de l'euro numérique en approuvant des amendements soutenant la proposition de la Banque centrale européenne (BCE) de créer une monnaie numérique de banque centrale fonctionnant aussi bien en ligne que hors ligne. Bien que cette nouvelle monnaie ne soit pas encore opérationnelle, il s'agit d'un signe indéniable que le projet prend de l'ampleur après des années de discussions.
L’euro numérique demeure, pour les institutions de l’UE, un projet stratégique et de souveraineté visant à réduire la dépendance aux infrastructures de paiement non européennes et à garantir l’utilisabilité de la monnaie de banque centrale dans une économie numérisée. Cependant, à l’instar de ce que l’on observe dans le monde, toute monnaie numérique émise par un État promet d’accroître la visibilité financière d’une manière impossible avec les espèces.

Ce pour quoi le Parlement européen vient de voter
Le mardi 10 févrierthLes eurodéputés ont approuvé deux amendements au rapport annuel de la BCE. Les votes ont été largement favorables, témoignant d'un soutien important à l'accélération du développement de la monnaie numérique.
L'un des amendements soulignait que l'euro numérique est :
"essentiel. renforcer la souveraineté monétaire de l'UE, réduire la fragmentation du commerce de détail paiements et soutenir l’intégrité et la résilience du marché unique. »
Le vote a été adopté avec 438 voix pour et 158 contre.
Comment nous en sommes arrivés là
L’instrument juridique fondamental utilisé pour la mise en œuvre de l’euro numérique n’est pas le présent rapport annuel, mais la proposition de règlement de la Commission européenne « relative à l’établissement de l’euro numérique », publiée initialement en juin 2023 (COM/2023/369), selon la procédure législative ordinaire (2023/0212(COD)). C’est cette proposition qui doit être approuvée par le Parlement et le Conseil afin de créer définitivement le cadre juridique de l’euro numérique.
Le Parlement européen suit publiquement ces données via son système de suivi. Horaire du train législatif, qui documente les travaux du comité, les projets de rapports et le calendrier général d'adoption.
Proposé initialement par la BCE, ce projet est à l'étude depuis environ six ans. L'exécutif européen a officiellement présenté cette proposition (voir ci-dessus) en juin 2023 et les États membres de l'UE ont donné leur accord de principe en décembre.
Le vote aura lieu mardi 10th Le mois de février ne crée pas de loi, mais il témoigne de la position actuelle des législateurs de l'UE.
Quand l'euro numérique pourrait être émis
Le calendrier publié par la BCE est clair : la phase préparatoire s’est déroulée de novembre 2023 à octobre 2025 et, si les législateurs approuvent le règlement en 2026, un euro numérique pourrait être émis dès 2029.
Banque centrale européenne : Progrès réalisés sur l'euro numérique
Le mode de paiement hors ligne est devenu un enjeu politique crucial, car il est constamment présenté comme un gage de protection de la vie privée, permettant la réalisation de certaines transactions sans l'exposition des données en temps réel associée aux paiements entièrement en ligne. De nombreux rapports indiquent que la position du Parlement se rapproche de plus en plus de celle du Conseil et de la BCE concernant la création d'un euro numérique utilisable dans les deux modes.
Le cas de Bruxelles en faveur de la monnaie numérique
Les institutions de l'UE ont justifié à plusieurs reprises ce projet comme une mesure de souveraineté et de résilience, arguant que l'infrastructure de paiement européenne reste fortement dépendante d'entreprises et de systèmes non européens, tels que Visa et Mastercard. Cet argument s'inscrit dans la logique politique qui plaide en faveur de la création d'une solution de paiement numérique publique fonctionnant au sein d'un marché unique.
Les communications de la BCE présentent également l'euro numérique comme complémentaire Il s'agit d'un échange de liquidités, et non d'un remplacement de celles-ci. Apparemment, cela renforcera l'écosystème européen des paiements, avec un «réseau d'acceptation ouvert« sur lesquelles peuvent s’appuyer les initiatives privées européennes. »
Pour en savoir plus, consultez le lien suivant de la BCE : L’euro numérique : renforcer l’écosystème des paiements en Europe
Liberté et vie privée : des questions sans réponse
Comme partout ailleurs dans le monde, les institutions continuent de privilégier la commodité et la souveraineté. Cependant, les monnaies numériques soulèvent d'importantes questions de libertés individuelles. L'euro numérique est, par définition, un instrument de paiement centralisé, garanti et contrôlé par l'État. Contrairement aux espèces, les paiements numériques génèrent des enregistrements, des métadonnées et des obligations de conformité tout au long de la chaîne. La portée de l'euro numérique dépendra donc du texte législatif final et de sa mise en œuvre technique. Les dépenses pourront-elles être limitées dans certaines catégories ? Les dons à certaines organisations seront-ils restreints ? Prévoira-t-on une date d'expiration pour les fonds afin d'encourager la consommation ?
C’est pourquoi le signal parlementaire d’hier est important. Le dossier législatif (COM/2023/369) c’est là que seront décidées les véritables garanties, limites et contraintes de conception, notamment la portée des fonctionnalités hors ligne, le rôle des banques en tant qu’intermédiaires et la mesure dans laquelle le système peut ressembler à de l’argent liquide dans l’usage quotidien.
Pensée finale
Les partisans de l'euro numérique interpréteront le vote de mardi comme la preuve que l'UE est déterminée à construire une infrastructure de paiement moderne et indépendante des réseaux étrangers. De son côté, la BCE évoque ouvertement 2029 comme une date d'émission plausible si la législation est adoptée cette année. Mais pour la plupart, ce vote rappelle une fois de plus qu'une monnaie numérique ne se résume pas à une simple question de prouesses techniques ; elle touche surtout à notre vie privée, au contrôle de l'État et aux limites du pouvoir gouvernemental.
L'essentiel est que ce projet n'est plus purement spéculatif. Le règlement est rédigé, le calendrier est publié et le Parlement s'engage désormais pleinement en faveur de son adoption politique. Nous assistons ainsi à une nouvelle étape cruciale vers la mise en œuvre, désormais quasi inévitable, de la monnaie numérique.
Commentaires
Enregistrer un commentaire