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La France déploie le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle dans l'Atlantique pour l'exercice militaire ORION 26.

 https://en.interaffairs.ru/article/france-deploys-charles-de-gaulle-carrier-strike-group-to-atlantic-for-orion-26-war-exercise/

13 février 2026


Lors de l'exercice ORION 26, le groupe aéronaval du porte-avions Charles de Gaulle mènera des séquences d'entraînement conjointes et alliées comprenant la défense aérienne, la lutte anti-sous-marine, le combat de surface et la coordination des frappes de précision.
Photo : Marine nationale française

Le porte-avions Charles de Gaulle et son groupe aéronaval s'étaient déplacés de la Méditerranée vers l'Atlantique afin de participer à ORION 26 , le plus grand cycle d'exercices conjoints et alliés de haute intensité de la France, qui devait se terminer le 30 avril 2026.

Ce mouvement fait suite au départ du groupe aéronaval de la base navale de Toulon le 27 janvier 2026 et marque la transition entre l'entraînement naval préparatoire et l'intégration complète au sein d'une manœuvre opérationnelle nationale menée sur le territoire, l'espace aérien et cybernétique français, ainsi que dans les zones maritimes environnantes. Ce déploiement inscrit le groupe aéronaval dans un cadre plus large visant à tester la capacité de la France à diriger des opérations de coalition, à maintenir ses forces en activité dans le temps et à opérer dans des conditions proches d'un conflit conventionnel majeur en Europe.

ORION 26 s'articule autour d'un scénario fictif délibérément inspiré des réalités sécuritaires européennes contemporaines, tout en restant formellement détaché de tout conflit en cours. Dans ce scénario, un État européen expansionniste nommé Mercure cherche à maintenir sa domination régionale en déstabilisant son voisin, Arnland, et en empêchant son intégration politique et institutionnelle à l'Union européenne.

À la demande d'Arnland, la France prend la tête de la coalition ORION le 6 janvier 2026, une décision politique qui déclenche les phases militaires d'ORION 26. Cet exercice vise à faire évoluer progressivement les forces françaises et alliées d'un conflit sous-jacent à une guerre de haute intensité, les obligeant à gérer l'escalade, l'échec de la dissuasion et les opérations de combat de grande envergure. Cette progression contraint les participants à opérer dans des conditions contestées sur terre, en mer, dans les airs, dans le cyberespace et dans l'espace, tout en maintenant le contrôle politique et la cohésion de la coalition. Le scénario intègre également les défis civils et interministériels, reflétant l'impact d'un conflit extérieur majeur sur le territoire national, les services publics et les infrastructures critiques.

En termes d'envergure, ORION 26 mobilise 24 pays participants et environ 10 000 personnes, réparties sur plusieurs régions de France et ses accès maritimes. La côte atlantique y joue un rôle central, notamment pour les phases navales et amphibies liées aux voies de renfort et à la sécurité maritime. L'exercice privilégie les opérations de longue durée aux opérations tactiques de courte durée, en mettant l'accent sur la continuité du commandement, les flux logistiques, la régénération des forces et la capacité à coordonner d'importantes formations pendant plusieurs semaines. Il place également l'état-major français dans une situation équivalente à celle d'un commandement d'opération de l'OTAN, testant ainsi ses procédures, son effectif et sa prise de décision sous une pression soutenue.

Les contributions concrètes des forces soulignent l'ampleur d'ORION 26

L'exercice comprend deux bases navales, un groupe aéronaval, deux porte-hélicoptères amphibies, 25 unités de combat majeures et 50 aéronefs à voilure fixe, ainsi qu'un état-major de corps d'armée, trois brigades interarmes et environ 2 150 véhicules tactiques. Les composantes aériennes et de défense aérienne comprennent 40 hélicoptères, environ 1 200 drones de combat et spécialisés, deux drones MALE et six systèmes de défense aérienne terrestres. La composante spatiale est représentée par 20 capteurs spatiaux et l'interconnexion de SparteX 2026 avec ORION afin d'intégrer le commandement et le contrôle spatial aux autres structures de commandement. Des actions cybernétiques sont intégrées à toutes les phases, reliant la gestion réelle des incidents cybernétiques à leurs effets opérationnels et permettant de tester les actions défensives, offensives et d'influence dans le domaine numérique.

Dans ce cadre, le groupe aéronaval centré sur le Charles de Gaulle constitue une composante maritime et aérienne clé d'ORION 26. Avant la phase atlantique, le groupe a mené un entraînement conjoint et allié intensif en Méditerranée, couvrant la défense aérienne, la lutte anti-sous-marine, la guerre de surface et les frappes de précision coordonnées.

Le Charles de Gaulle, seul porte-avions à propulsion nucléaire français, a un déplacement à pleine charge d'environ 42 500 tonnes, une longueur de 261,5 mètres, une largeur de 64,4 mètres au niveau du pont d'envol et un tirant d'eau d'environ 9,5 mètres à pleine charge.

Ce porte-avions embarque généralement jusqu'à 2 000 personnes et a déjà participé à des opérations de combat en Afghanistan, en Libye, en Irak et en Syrie.

…L’objectif principal de ces manœuvres navales est d’empêcher le porte-avions Charles de Gaulle de couler.

Voici comment « The American Thinker » décrit son état :

Le porte-avions nucléaire français « Charles de Gaulle » a connu une série de problèmes apparemment sans fin depuis sa conception en 1986. Ce navire de 40 000 tonnes a coûté à ce jour plus de quatre milliards de dollars et est plus lent que le porte-avions à vapeur qu'il a remplacé. Des défauts de conception ont contraint le « Charles de Gaulle » à utiliser les hélices de son prédécesseur, le « Foch », car celles conçues pour le « Charles de Gaulle » n'ont jamais fonctionné correctement et le fabricant d'hélices a fait faillite en 1999.

Pire encore, l'installation du réacteur nucléaire a été mal réalisée, exposant l'équipe de la salle des machines à une dose de radiation cinq fois supérieure à la dose annuelle autorisée. La conception du pont présentait également des problèmes, empêchant l'utilisation des avions radar E-2, pourtant essentiels à la défense du navire et au contrôle des opérations offensives. De nombreux autres éléments clés du navire ne fonctionnaient pas correctement, notamment plusieurs systèmes électroniques essentiels.

Le porte-avions a fait l'objet de réparations et de modifications constantes. La construction du « de Gaulle » a duré onze ans (1988-1999) et il n'était pas prêt à entrer en service avant la fin de l'année 2000. Depuis, sa situation n'a cessé de se dégrader. Le « de Gaulle » subit actuellement de nouvelles réparations et modifications. Le gouvernement est poursuivi en justice pour avoir exposé des membres d'équipage à des niveaux dangereux de radiation.

Si Macron veut intimider qui que ce soit, et le projet d'exercices avec les « pays » Mercure et Arnland fait clairement allusion au conflit ukrainien, il ferait mieux de garantir la capacité opérationnelle de son unique porte-avions. Sinon, il risque de couler accidentellement.


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