La dépression post-partum : symptômes, causes, traitements et approches naturelles

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La dépression post-partum est le trouble psychologique le plus fréquent après l’accouchement. Elle touche jusqu’à 1 femme sur 7 et 1 homme sur 10.


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Durant la période post-partum, jusqu'à 85 % des nouvelles mères souffrent de « baby blues ». Illustration de Fei Meng

La dépression post-partum est une forme de dépression non psychotique qui peut survenir chez la femme peu après l’accouchement. Il s’agit du trouble psychologique le plus répandu dans la période post-natale. Selon les recherches, environ 1 femme sur 7 serait concernée par cette condition.
Il est toutefois estimé que ce trouble est bien plus fréquent que les données officielles ne le laissent penser. Par ailleurs, ces statistiques ne reflètent que les cas liés à des naissances vivantes. Certains pères peuvent également être touchés par la dépression post-partum, mais à ce jour, il n’existe aucun critère diagnostique établi spécifique aux hommes.

Quels sont les différents types de dépression post-partum ?

1. La dépression post-partum chez la mère

Au cours de la période post-partum, environ 85 % des femmes présentent une forme ou une autre de perturbation de l’humeur.
La dépression post-partum débute généralement dans le premier mois suivant l’accouchement, bien qu’elle puisse apparaître à tout moment au cours de la première année et durer des semaines voire des mois. Dans les cas sévères, elle peut devenir chronique. Sur le plan clinique, elle est similaire à la dépression survenant à d’autres moments de la vie d’une femme, avec les mêmes symptômes et les mêmes critères diagnostiques. Elle inclut cependant souvent des symptômes propres à la maternité et à la prise en charge du nourrisson.

Plusieurs états distincts sont associés à la dépression post-partum :

  • « Baby blues » : environ 50 à 85 % des femmes vivent un épisode de « baby blues » dans les premières semaines suivant l’accouchement. Compte tenu de sa fréquence, cet état peut être considéré comme une partie normale de l’expérience post-partum plutôt que comme un trouble psychiatrique. Les symptômes comprennent des sautes d’humeur, des pleurs fréquents, de l’anxiété et de l’irritabilité ; ils atteignent généralement leur pic vers le quatrième ou cinquième jour après l’accouchement et disparaissent spontanément en deux semaines. Ces symptômes n’altèrent pas la capacité de la mère à fonctionner et ne nécessitent pas de traitement spécifique. Si les symptômes dépressifs persistent au-delà de deux semaines, une évaluation pour des troubles de l’humeur plus significatifs doit être réalisée.
  • Psychose post-partum : la psychose post-partum est une forme rare mais grave de dépression, caractérisée par l’apparition soudaine de symptômes psychotiques peu après l’accouchement, touchant environ 0,1 à 0,2 % des naissances. Les symptômes, qui peuvent surgir dans les 48 à 72 heures suivant l’accouchement, incluent des changements d’humeur rapides, de la confusion, des comportements erratiques, des idées délirantes souvent centrées sur le nourrisson, et des hallucinations auditives. Cette pathologie présente un risque significatif d’infanticide et de suicide ; il s’agit d’une urgence médicale nécessitant une prise en charge rapide, similaire à celle d’autres formes de psychose.
  • Dépression périnatale : la dépression périnatale englobe la dépression survenant pendant la grossesse (dépression prénatale) ainsi que dans les semaines suivant l’accouchement (dépression post-partum).

2. La dépression post-partum chez le père

La dépression post-partum paternelle touche environ 10 % des hommes entre le premier trimestre de grossesse et un an après l’accouchement. De plus, 5 à 15 % développent des troubles anxieux tels que le trouble anxieux généralisé, le trouble obsessionnel-compulsif ou l’état de stress post-traumatique (ESPT) pendant la grossesse ou au cours de la première année suivant l’accouchement.

Quels sont les symptômes et les signes précoces de la dépression post-partum ?

1. Dépression post-partum maternelle

Signes précoces : avant de développer une dépression post-partum, certaines femmes signalent des symptômes dépressifs plus légers apparaissant dès la grossesse.
Symptômes : la dépression post-partum peut se manifester lorsque le baby blues persiste ou lorsque des symptômes dépressifs apparaissent un mois ou plus après l’accouchement. Sur le plan clinique, elle est identique à la dépression pouvant survenir à tout autre moment de la vie d’une femme. Ses symptômes comprennent :
  • Tristesse persistante ou humeur basse.
  • Pleurs fréquents
  • Anhédonie : perte d’intérêt pour les activités autrefois appréciées ou normalement sources de plaisir, notamment le lien affectif avec le bébé.
  • Sentiments de culpabilité envahissants.
  • Sentiment d’inutilité ou d’inadéquation.
  • Fatigue constante ou manque d’énergie.
  • Perturbations du sommeil, même lorsque le bébé dort.
  • Modifications de l’appétit.
  • Difficultés de concentration.
  • Pensées récurrentes d’automutilation ou de suicide : la mère peut penser qu’elle et son bébé seraient mieux morts. Ces pensées sont cependant rarement mises à exécution.
  • Anxiété significative.
  • Hypocondrie : inquiétude excessive d’avoir ou de développer une maladie grave non diagnostiquée.
  • Crises de panique.
  • Fatigue.
  • Sensation physique de ralentissement ou d’agitation, ainsi qu’une impression d’être sur les nerfs.
  • Faible estime de soi et manque de confiance en soi.
  • Sentiment de détachement vis-à-vis du bébé et/ou du partenaire.
  • Irritabilité et colère.
  • Sautes d’humeur.
  • Maux de tête et douleurs corporelles.
  • Sentiment de désespoir.
  • Isolement social.
  • Préoccupation persistante concernant la santé ou la sécurité du bébé.
Une mère souffrant de dépression post-partum peut également avoir du mal à prendre soin d’elle-même ou de son bébé, et craindre de se retrouver seule avec lui.
Si ces symptômes persistent plus de deux semaines, il convient de consulter un professionnel de santé.
De nombreuses femmes ne réalisent pas qu’elles souffrent de dépression post-partum, car celle-ci peut s’installer progressivement. Les signes de dépression chez les jeunes mères sont souvent minimisés, dans la mesure où les changements de sommeil, d’humeur, d’énergie et de poids sont courants après l’accouchement. Par ailleurs, de nombreuses mères hésitent à reconnaître ou à admettre ces signes en raison des pressions sociales liées aux idéaux de la « bonne mère ».
Les femmes souffrant de dépression post-partum peuvent éprouver des difficultés à créer un lien affectif avec leur bébé, ce qui peut entraîner des problèmes émotionnels, sociaux et cognitifs chez l’enfant par la suite.
Sans traitement, la dépression post-partum peut soit se résorber spontanément, soit évoluer vers une dépression chronique. Une étude de 2020 a montré que 25 % des participantes continuaient à souffrir de dépression trois ans après la naissance de leur bébé. Le risque de récidive est estimé à environ 25 à 33 %.

2. Dépression post-partum paternelle

Les hommes ne présentent pas toujours les critères classiques du DSM-5 (Manuel diagnostique et statistique des troubles mentaux, cinquième édition) pour la dépression ; il peut donc exister des différences subtiles dans la manière dont la dépression se manifeste et évolue chez l’homme par rapport à la femme. Les symptômes de la dépression post-partum chez les pères peuvent inclure :
  • Retrait social.
  • Investissement accru dans le travail ou d’autres distractions.
  • Fatigue et manque d’énergie persistants.
  • Manque de motivation.
  • Désintérêt pour les loisirs et les activités habituelles.
  • Modifications des habitudes de sommeil, du poids et de l’appétit.
  • Abus d’alcool et de substances.
  • Maux de tête et maux de ventre fréquents.
  • Stress ou frustration accrus.
  • Comportement agressif ou violent.
  • Comportements impulsifs et à risque.
  • Colère et irritabilité marquées.

Quelles sont les principales causes de la dépression post-partum ?

La cause exacte de la dépression post-partum demeure incertaine. Il est cependant admis que des facteurs tels que la génétique, les variations hormonales, des problèmes psychologiques et émotionnels, ainsi que des événements de vie stressants, peuvent contribuer à son apparition. Ce concept, connu sous le nom de modèle biopsychosocial de la dépression, est largement accepté par les chercheurs et les cliniciens.

1. Causes potentielles de la dépression post-partum maternelle

Génétique : la dépression est souvent héréditaire, ce qui peut être lié à des facteurs génétiques. Selon une méta-analyse de 2024, les variants des gènes de la sérotonine et de l’ocytocine présentent les liens les plus forts avec la dépression post-partum par rapport aux autres gènes.
Variations hormonales : la dépression post-partum peut être liée à des modifications de plusieurs systèmes biologiques et hormonaux, notamment :
  • Hormones reproductives : la période post-partum est marquée par une chute rapide des niveaux d’hormones sexuelles, notamment l’œstrogène et la progestérone, dans les 48 premières heures suivant l’accouchement. Ces hormones influencent la régulation de l’humeur, ce qui amène certains chercheurs à suggérer qu’elles peuvent jouer un rôle dans la dépression post-partum. Bien qu’aucun lien constant n’ait été établi entre les taux hormonaux et cette pathologie, il est admis que certaines femmes sont plus sensibles à ces variations hormonales, les rendant plus vulnérables à la dépression post-partum et à d’autres troubles de l’humeur liés aux fluctuations hormonales.
  • L’axe HPA : l’axe hypothalamo-hypophyso-surrénalien (HPA) est un système complexe impliquant trois glandes clés : l’hypothalamus, l’hypophyse et les glandes surrénales. Il contrôle la libération du cortisol, une hormone qui aide l’organisme à répondre au stress. Si cet axe ne fonctionne pas correctement, le corps peut mal gérer le stress, ce qui pourrait contribuer à la dépression post-partum. Durant la grossesse, les hormones libérées par l’axe HPA augmentent et restent élevées jusqu’à 12 semaines après l’accouchement, ce qui peut également influencer l’humeur et les réponses au stress.
  • Hormones de la lactation : l’ocytocine et la prolactine, les hormones responsables de la production de lait et de l’allaitement, sont également associées à la dépression post-partum. Souvent, les difficultés d’allaitement et le début de la dépression post-partum coïncident. De faibles taux d’ocytocine, en particulier, sont fréquents chez les femmes souffrant de dépression post-partum et peuvent entraîner un sevrage précoce de l’allaitement. De plus, des taux d’ocytocine plus bas au cours du dernier trimestre de grossesse sont associés à un risque plus élevé de dépression pendant la grossesse et après l’accouchement.
  • Hormones thyroïdiennes : après l’accouchement, les taux d’hormones thyroïdiennes peuvent diminuer, ce qui peut engendrer des symptômes dépressifs. La glande thyroïde, située dans le cou, contribue à réguler l’utilisation et le stockage de l’énergie par l’organisme.
Facteurs psychologiques : des antécédents de dépression et d’anxiété, un syndrome prémenstruel, une attitude négative envers le bébé, une déception liée au sexe du bébé, et des antécédents d’abus sexuels constituent des facteurs persistants pouvant accroître le risque de développer une dépression post-partum. Par ailleurs, une femme peut s’inquiéter de sa capacité à être une bonne mère et d’une perte perçue de son attrait physique, ce qui peut également contribuer à ce risque.
Grossesse à risque : une grossesse à haut risque, incluant des césariennes en urgence et des hospitalisations, ainsi que des complications telles qu’un procidence du cordon ombilical, une prématurité ou un faible poids de naissance, et un faible taux d’hémoglobine, est associée à un risque accru de dépression post-partum.
Facteurs de stress social : la dépression post-partum est plus fréquente chez les femmes qui vivent une insatisfaction conjugale ou qui ne bénéficient pas d’un solide soutien social. De plus, des événements de vie stressants (comme la perte d’un proche ou des anomalies congénitales chez le bébé) survenant pendant la grossesse ou autour de l’accouchement peuvent augmenter le risque de développer une dépression post-partum. Les jeunes mères disposent également généralement de moins de temps et de liberté pour elles-mêmes.

2. Causes potentielles de la dépression post-partum paternelle

La dépression post-partum paternelle peut également résulter de plusieurs facteurs, notamment des changements hormonaux, un stress et une anxiété importants liés aux nouvelles responsabilités parentales, des problèmes relationnels et des antécédents de troubles mentaux. Un soutien social limité, l’adaptation à une nouvelle dynamique familiale et le manque de sommeil dû aux soins du nouveau-né contribuent également au risque.
Variations hormonales : une étude suggère que les hommes peuvent présenter des taux de testostérone plus faibles pendant la grossesse de leur partenaire. Des taux de testostérone bas chez l’homme pourraient être associés à la dépression.
Stress lié au rôle de genre masculin : l’un des facteurs de risque les plus fréquents de la dépression post-partum paternelle est le stress lié au rôle de genre masculin. Les normes sociales traditionnelles attendent des hommes qu’ils soient les principaux pourvoyeurs financiers de leur famille. Ne pas répondre à ces attentes peut engendrer un stress considérable, pouvant conduire à la dépression.
État mental de la partenaire : les hommes présentent un risque accru de dépression (24 à 50 %) et d’anxiété (10 à 17 %) lorsque leur partenaire souffre de troubles psychiatriques après l’accouchement.
Détresse conjugale : l’arrivée d’un nouveau-né peut réduire le temps que les parents passent ensemble et perturber leur communication, ce qui peut engendrer une détresse psychologique au sein du couple.
Troubles du sommeil : les perturbations du sommeil entraînent souvent fatigue et détresse psychologique.
Conflit travail-famille : le stress lié à l’équilibre entre les exigences professionnelles et familiales peut provoquer des symptômes dépressifs chez les hommes.

Qui est le plus susceptible de développer une dépression post-partum ?

1. Dépression post-partum maternelle

Toutes les femmes peuvent être à risque de dépression post-partum, quel que soit leur âge, leur statut marital, leur origine ethnique, leur niveau d’éducation ou leurs revenus. Même les mères adoptives peuvent en être atteintes. Bien qu’il soit impossible de prédire avec précision qui développera une dépression post-partum, certains facteurs de risque rendent les groupes suivants plus vulnérables que d’autres :
  • Amérindiennes et autochtones d’Alaska : le pourcentage de femmes présentant des symptômes de dépression post-partum est le plus élevé chez les femmes amérindiennes, avec 16,6 %. Les femmes asiatiques affichent le pourcentage le plus bas, à 7,4 %.
  • Femmes ayant des antécédents familiaux de dépression.
  • Femmes ayant déjà souffert d’une dépression post-partum.
  • Femmes ayant présenté une dépression pendant la grossesse.
  • Femmes ayant des antécédents de tristesse ou de dépression liés au cycle menstruel ou à la prise de contraceptifs oraux.
  • Femmes atteintes de trouble bipolaire, de dépression ou d’anxiété : ces femmes ont 30 à 35 % plus de risques de développer une dépression post-partum.
  • Femmes rencontrant des problèmes conjugaux : les violences domestiques (incluant les abus sexuels, physiques ou verbaux) peuvent contribuer au développement d’une dépression post-partum.
  • Femmes obèses : les femmes obèses sont plus susceptibles de présenter des symptômes de dépression post-partum plus intenses que les femmes de poids normal ; les femmes en surpoids présentent des risques intermédiaires.
  • Fumeuses : fumer pendant la grossesse augmente le risque de développer une dépression post-partum.
  • Femmes de moins de 25 ans.
  • Femmes consommant de l’alcool, des substances illicites ou mésusant de médicaments.
  • Mères célibataires.
  • Femmes confrontées à des difficultés financières et/ou de logement.
  • Femmes ayant des difficultés à allaiter.
  • Mères d’un bébé malade ou souffrant de coliques : les coliques sont caractérisées par des pleurs intenses chez un bébé par ailleurs en bonne santé. Les pleurs surviennent par crises, généralement à la même heure chaque jour. Pendant une crise de coliques, le bébé peut pleurer ou crier de façon aiguë, être difficile à consoler, et présenter un visage rouge ou une pâleur autour de la bouche.
  • Femmes ayant subi des abus ou des traumatismes durant l’enfance.
  • Femmes vivant leur première maternité, une maternité très jeune ou une maternité tardive.

2. Dépression post-partum paternelle

Les groupes suivants présentent un risque plus élevé de développer une dépression post-partum, y compris parmi les pères :
  • Moins de 25 ans.
  • Menant un mode de vie très stressant : un conflit travail-famille peut parfois être en cause.
  • Vivant des tensions relationnelles avec leur partenaire.
  • Entretenant une mauvaise relation avec leur belle-famille.
  • Ne bénéficiant pas du soutien de leurs propres parents
  • Pères non mariés ou beaux-pères.
  • Souffrant de stress financier : le chômage constitue un facteur de risque significatif.
  • Se sentant exclu du lien entre la mère et l’enfant.
  • Ayant des antécédents de troubles psychiatriques.
  • Présentant une faible satisfaction conjugale.
La dépression paternelle peut également avoir des répercussions négatives sur la famille et les enfants. Les enfants vivant avec un père présentant des problèmes de santé mentale et une dépression ont respectivement 33 à 70 % plus de risques de développer des troubles émotionnels ou comportementaux. Une dépression paternelle accrue est associée à une agressivité plus élevée chez les jeunes enfants et retarde leur développement comportemental, émotionnel et social.

Comment prévenir la dépression post-partum ?

Bien qu’il soit impossible de prévenir totalement la dépression post-partum, les mesures suivantes peuvent contribuer à réduire le risque et la sévérité de la pathologie :
  • Bénéficier d’un bon soutien social de la part de la famille, des amis et des collègues.
  • Les femmes ayant déjà souffert d’une dépression post-partum lors de grossesses précédentes peuvent réduire leur risque de récidive en commençant un traitement antidépresseur après l’accouchement.
  • Les femmes ayant des antécédents de trouble bipolaire ou de psychose puerpérale bénéficient d’un traitement prophylactique au lithium, qui doit être initié soit avant l’accouchement (vers 36 semaines de gestation), soit dans les 48 premières heures post-partum.
  • La thérapie par la parole (telle que la TCC et la TIP) peut également être efficace pour prévenir la dépression post-partum, notamment chez les personnes présentant des facteurs de risque importants.
  • Utiliser des méthodes apaisantes et favorisant le sommeil pour le bébé.
  • Dormir suffisamment.

Comment la dépression post-partum est-elle diagnostiquée ?

1. Dépistage

Toutes les femmes devraient être dépistées pour la dépression post-partum à l’aide d’un outil de dépistage validé lors de leur visite post-natale. Le dépistage peut être effectué entre 2 et 6 mois après l’accouchement. Les outils de dépistage les plus couramment utilisés sont :
  • Échelle d’Édimbourg pour la dépression post-natale (EPDS : Edinburgh Postnatal Depression Scale) : l’EPDS est l’outil de dépistage le plus fréquemment utilisé pour la dépression post-partum. Il s’agit d’un questionnaire de 10 questions. Un score de 11 ou plus indique un risque plus élevé de développer une dépression post-partum et signifie qu’une évaluation complémentaire par un professionnel de santé peut être nécessaire.
  • Échelle de dépistage de la dépression post-partum (PDSS) : le dépistage initial comprend sept questions. Les patientes obtenant un score de 14 ou plus se voient soumettre un questionnaire complémentaire de 28 items. Un score total de 80 ou plus prédit fortement une dépression majeure.

2. Diagnostic différentiel

Les autres pathologies à prendre en compte lors du diagnostic de la dépression post-partum comprennent :
  • Baby blues.
  • Hyperthyroïdie et hypothyroïdie.
  • Anxiété post-partum, trouble de l’adaptation ou ESPT.
  • Psychose post-partum.

3. Critères diagnostiques

La dépression post-partum est diagnostiquée lorsqu’une personne présente au moins cinq symptômes dépressifs sur neuf pendant au minimum deux semaines. Ce sont les mêmes critères que ceux du trouble dépressif majeur. Selon le DSM-5, la dépression post-partum est considérée comme un épisode dépressif majeur avec début pendant la grossesse ou dans les quatre semaines suivant l’accouchement, et non comme une entité distincte. Pour poser le diagnostic, les symptômes doivent survenir presque quotidiennement et représenter un changement significatif par rapport aux habitudes antérieures, incluant une humeur dépressive ou une anhédonie, ainsi que d’autres symptômes. Ces symptômes comprennent :
  • Humeur dépressive.
  • Perte d’intérêt ou de plaisir pour les activités.
  • Insomnie ou hypersomnie (sommeil excessif).
  • Ralentissement ou agitation psychomoteur.
  • Sentiments d’inutilité ou de culpabilité.
  • Fatigue.
  • Pensées suicidaires ou tentatives de suicide et pensées récurrentes de mort.
  • Difficultés de concentration ou indécision.
  • Changements significatifs de poids ou d’appétit : une variation de poids de 5 % ou plus en un mois.

4. Examens complémentaires

Le médecin peut prescrire plusieurs examens, notamment :
  • Analyses de sang : elles sont souvent utilisées pour déterminer si une pathologie, telle qu’un trouble thyroïdien, est à l’origine des symptômes.
  • Analyses d’urine : elles sont parfois utilisées pour rechercher une source d’infection potentielle, évaluer les taux d’électrolytes et d’autres troubles pouvant expliquer les symptômes.

5. Diagnostic de la dépression post-partum paternelle

La dépression post-partum chez l’homme est souvent diagnostiquée à l’aide des critères du DSM-5, en l’absence de diagnostic universellement reconnu. Les symptômes peuvent également inclure l’indécision, l’irritabilité et un émoussement émotionnel (c’est-à-dire une insensibilité aux émotions positives et négatives), pouvant apparaître jusqu’à un an après l’accouchement. L’échelle d’Édimbourg pour la dépression postnatale est souvent utilisée ; cependant, comme les hommes sous-déclarent fréquemment leurs symptômes en raison d’une moindre expressivité, un seuil de score plus bas est utilisé pour le diagnostic. Recueillir des informations auprès de la famille ou des amis, s’informer sur l’augmentation de l’irritabilité et des plaintes physiques, et comparer l’état mental du père avant, pendant et après la grossesse peuvent également contribuer à poser le diagnostic.

Quelles sont les complications de la dépression post-partum ?

Les complications à long terme potentielles de la dépression post-partum sont similaires à celles associées à la dépression majeure, notamment :
  • Risque accru de suicide et d’infanticide : il s’agit des deux complications les plus graves.
  • Trouble dépressif chronique : une dépression post-partum non traitée conduit souvent à un trouble dépressif chronique.
  • Altération de la capacité à prendre soin de soi-même et de l’enfant
  • Épisodes récurrents de dépression (post-partum) : un premier épisode de dépression post-partum augmente le risque d’épisodes futurs. Le risque de récidive non liée à un accouchement est d’au moins 25 %, tandis que le risque d’un nouvel épisode post-partum peut atteindre 40 %, environ 24 % des récidives survenant dans les deux premières semaines suivant l’accouchement.
Les effets de la dépression post-partum maternelle sur le développement de l’enfant peuvent inclure :
  • Retards de développement du langage.
  • Difficultés d’apprentissage.
  • Problèmes de lien mère-enfant.
  • Troubles du comportement.
  • Pleurs ou agitation accrus.
  • Taille inférieure à la moyenne et risque plus élevé d’obésité chez les enfants d’âge préscolaire.

Quels sont les traitements de la dépression post-partum ?

80 % des femmes souffrant de dépression post-partum se rétablissent complètement. Une combinaison de thérapie et de médicaments antidépresseurs est recommandée pour traiter les dépressions modérées à sévères. Plusieurs options thérapeutiques sont disponibles, pouvant également être utilisées pour les pères souffrant de dépression post-partum :

1. Thérapies non médicamenteuses

Psychothérapie interpersonnelle : la psychothérapie interpersonnelle est un type de psychothérapie visant à atténuer les symptômes en améliorant les relations interpersonnelles et le fonctionnement social. Son application dans le traitement de la dépression post-partum est généralement centrée sur la naissance d’un enfant. Une revue de 2014 l’a identifiée comme le traitement le mieux validé pour la dépression post-partum, le chercheur recommandant qu’elle soit considérée comme option de première intention.
Thérapie cognitive et comportementale (TCC) : la TCC est une psychothérapie pratique et de courte durée qui aide les patients à identifier, remettre en question et modifier des pensées, attitudes et croyances problématiques. Les patients apprennent comment leur façon de penser peut contribuer à des problèmes tels que la dépression et l’anxiété. La TCC vise à réduire ces troubles émotionnels en apprenant aux patients à reconnaître les distorsions dans leur pensée, à considérer les pensées comme des opinions plutôt que des faits, et à évaluer les situations sous différents angles.
Électroconvulsivothérapie (ECT) : l’ECT est utilisée principalement pour la dépression majeure sévère ou le trouble bipolaire n’ayant pas répondu à d’autres traitements. Elle consiste à administrer une brève stimulation électrique au cerveau pendant que le patient est sous anesthésie. Une étude de 2023 a montré que l’ECT était efficace dans le traitement de femmes enceintes présentant des troubles psychiatriques sévères. Cependant, les femmes ayant reçu une ECT présentaient un risque plus élevé d’accouchement prématuré, et leurs nouveau-nés présentaient un état légèrement moins bon à la naissance.
Stimulation magnétique transcrânienne répétitive (SMTr) : la SMTr utilise une série de brèves impulsions magnétiques dirigées vers le cerveau pour stimuler les cellules nerveuses. Ces impulsions activent les neurones dans des zones ciblées et modifient le fonctionnement des circuits cérébraux impliqués. En raison des risques liés à l’utilisation d’antidépresseurs pendant l’allaitement, cette technique peut être utilisée comme alternative. Elle est également envisagée pour les patients n’ayant pas répondu aux antidépresseurs et à la psychothérapie. Ses effets indésirables potentiels peuvent inclure des convulsions, des douleurs au site de stimulation, de légers maux de tête et des vertiges.

2. Médicaments antidépresseurs

Inhibiteurs sélectifs de la recapture de la sérotonine (ISRS) : les ISRS sont les médicaments privilégiés pour le traitement de la dépression post-partum :
  • La sertraline ou l’escitalopram constituent de solides options de première intention pour le traitement médicamenteux, la sertraline bénéficiant de données de sécurité particulièrement rassurantes.
  • La fluoxétine et la paroxétine, malgré un risque accru de syndrome d’adaptation néonatale, peuvent être envisagées si elles ont été efficaces pour une patiente dans le passé.
  • Inhibiteurs de la recapture de la sérotonine et de la noradrénaline (IRSNA) : si les ISRS s’avèrent inefficaces, le passage aux IRSNA, à la mirtazapine ou à d’autres molécules peut être envisagé.
  • Antidépresseurs tricycliques (ATC) : les ATC peuvent être particulièrement indiqués pour les femmes présentant des troubles du sommeil importants, en raison de leurs effets sédatifs.
Une fois la dose efficace d’antidépresseur atteinte, il est recommandé de poursuivre le traitement pendant au moins 6 à 12 mois, voire plus longtemps selon la patiente, afin de prévenir la rechute des symptômes.

3. Thérapie aux neurostéroïdes

Brexanolone : (non disponible en France) : la brexanolone, un métabolite de la progestérone et analogue de l’alloprégnanolone, est le premier médicament approuvé par la FDA (Food and Drug Administration américaine) pour le traitement de la dépression post-partum modérée à sévère. Elle est administrée par voie intraveineuse en perfusion continue de 60 heures sur environ 2,5 jours. Les essais cliniques montrent que la brexanolone est généralement bien tolérée et offre souvent une réponse rapide dans le traitement de cette pathologie. Cependant, l’allaitement n’est pas recommandé pendant la perfusion ni durant les quatre jours qui la suivent. Des essais cliniques supplémentaires sont nécessaires pour évaluer son innocuité et son efficacité à long terme.
Zuranolone : (accès précoce refusé en France par la HAS (juin 2025), autorisée dans le reste de l’Europe depuis décembre 2025) : la zuranolone est également un neurostéroïde approuvé aux États-Unis, similaire à la brexanolone, pour le traitement de la dépression post-partum. Elle est administrée à une dose orale de 50 milligrammes (mg) chaque soir avec un repas contenant des graisses, pendant 14 jours. La zuranolone peut être utilisée seule ou en association avec des antidépresseurs oraux et procure un soulagement rapide, souvent en quelques heures à quelques jours. Elle peut cependant altérer la capacité à conduire en raison d’une dépression du système nerveux central, et pourrait avoir des effets néfastes sur le fœtus pendant la grossesse et l’allaitement.

4. Hormonothérapie

Le traitement hormonal substitutif à base d’œstrogènes peut parfois être efficace dans le traitement de la dépression post-partum et est souvent utilisé en association avec un antidépresseur. Toutefois, l’hormonothérapie comporte certains risques.

5. Luminothérapie

Une étude de 2011 montre que la luminothérapie à lumière blanche vive améliore significativement la dépression pendant la grossesse. Cette étude suggère que la luminothérapie est une option thérapeutique simple, économique et à faible risque pour gérer la dépression pendant la grossesse, avec des effets secondaires minimes pour la mère et aucun risque connu pour le fœtus.

  6. Conseils d’autosoins

  • Faire appel à un(e) doula post-partum : les doulas post-partum offrent aux familles soutien et informations sur l’alimentation et l’apaisement du nourrisson, la récupération après l’accouchement et les compétences d’adaptation pour les nouveaux parents. Elles peuvent également aider aux tâches ménagères légères, à la préparation des repas et à l’intégration d’un enfant plus âgé dans la nouvelle dynamique familiale.
  • Dormir suffisamment dans la mesure du possible.
  • Pratiquer une activité physique régulière : en augmentant la production d’endorphines et d’opioïdes, l’exercice améliore la santé mentale, renforce la confiance en soi et développe les capacités de résolution de problèmes.
  • Adopter une alimentation saine et équilibrée.
  • Éviter l’alcool et les drogues récréatives.
  • S’adonner à des activités sources de plaisir.
  • Passer du temps avec la famille et les amis.
  • Rejoindre un groupe de soutien.
  • Ne pas chercher à tout faire parfaitement : il est tout à fait normal de se sentir dépassée. Ne pas hésiter à demander de l’aide.
  • En cas de pratique religieuse, consulter un membre du clergé.
  • Envisager le yoga, la méditation, le tai-chi ou d’autres méthodes de relaxation.
  • Développer un attachement sécure avec son bébé. Le processus de lien affectif entre la mère et l’enfant est appelé attachement.

Quel est le rôle de l’état d’esprit dans la dépression post-partum ?

L’état d’esprit d’une mère joue un rôle crucial dans l’expérience et la gestion de la dépression post-partum.

1. Schémas cognitifs et perception de soi

Pensée négative : un état d’esprit centré sur des pensées négatives et l’autocritique peut intensifier les sentiments d’inadéquation et de désespoir, aggravant ainsi les symptômes dépressifs.
Perfectionnisme : les mères poursuivant des idéaux inaccessibles peuvent se sentir dépassées et percevoir leurs efforts comme insuffisants, contribuant à la dépression post-partum.

2. Stratégies d’adaptation

Résilience : un état d’esprit résilient aide les mères à gérer les défis post-partum plus efficacement, réduisant le risque ou la sévérité de la dépression post-partum.
Acceptation : cultiver l’acceptation et la bienveillance envers soi-même peut alléger la pression exercée sur les jeunes mères et les aider à mieux faire face aux défis de la maternité.

3. Perception sociale et soutien

Le retrait social peut aggraver la dépression post-partum, tandis qu’un état d’esprit favorisant le lien social peut soutenir la guérison en encourageant à demander de l’aide.

4. Résultats thérapeutiques

Un état d’esprit ouvert au changement et à la thérapie, notamment la TCC, est essentiel pour gérer et surmonter efficacement la dépression post-partum.

5. Résultats à long terme

Un état d’esprit de croissance considère la période post-partum comme une opportunité d’apprentissage et d’épanouissement. Il peut aider les mères à traverser les difficultés plus efficacement, conduisant à une guérison plus rapide et à un résultat positif sur le long terme.

Quels sont les remèdes naturels contre la dépression post-partum ?

Il est impératif de consulter son médecin avant d’adopter l’une des approches naturelles suivantes pour traiter la dépression post-partum.

1. Plantes médicinales

Millepertuis (Hypericum perforatum) : le millepertuis est depuis longtemps utilisé comme traitement de la dépression et est largement employé pour traiter la dépression post-partum. Une étude de 2022 réalisée sur des rats a révélé que son principal composant actif, l’hypéricine, était aussi efficace que la fluoxétine pour réduire les symptômes de la dépression post-partum.
Safran (Crocus sativus) : le safran, l’épice la plus chère au monde, est utilisé à des fins médicinales depuis plus de quatre millénaires. Dans une étude de 2017, des mères souffrant de dépression post-partum ont été traitées avec 15 mg de stigmates de safran deux fois par jour, et 96 % ont obtenu une rémission de leurs symptômes dépressifs.
Thé au magnolia : le thé au magnolia est préparé à partir de l’écorce, des fleurs ou des feuilles du magnolia (magnolia officinalis). Une étude de 2020 a montré que la consommation de thé au magnolia pur pendant trois semaines améliorait la qualité du sommeil et réduisait les symptômes dépressifs chez les femmes en post-partum.
Thé à la camomille : une étude de 2015 a suggéré que le thé à la camomille pourrait être utilisé comme méthode complémentaire pour aider à atténuer la dépression post-partum et améliorer la qualité du sommeil des jeunes mères.

2. Compléments alimentaires

Complément à base de myrtille : dans une étude de 2024, deux tiers des participantes en post-partum ayant pris un complément dérivé de jus et d’extrait de myrtille n’ont signalé aucun symptôme de baby blues ou seulement des symptômes légers. Au cours des six mois suivants, celles qui avaient reçu le complément ont présenté moins de symptômes dépressifs, aucune n’atteignant le seuil clinique de la dépression post-partum.
Acides gras oméga-3 : selon une revue systématique de 2018, une carence en acides gras oméga-3, pouvant survenir en raison d’un faible apport ou de besoins accrus pendant la grossesse et l’allaitement, constitue un facteur de risque de dépression post-partum. La supplémentation en huile riche en acide eicosapentaénoïque (EPA) s’est avérée efficace pour réduire la dépression pendant la grossesse et la dépression post-partum. L’utilisation prolongée d’huile riche en acide docosahexaénoïque (DHA) peut contribuer à réduire le risque de dépression post-partum chez les femmes en bonne santé, mais est moins efficace chez les femmes allaitantes. Une étude de 2011 a également montré que les femmes ayant pris des suppléments d’acides gras pendant la grossesse présentaient des scores de dépression plus faibles 21 mois après l’accouchement, comparativement à celles n’ayant pas pris ces suppléments.
Acide folique : une méta-analyse de 2022 portant sur 15 études a conclu que la prise continue d’acide folique pendant la grossesse pourrait contribuer à réduire le risque de symptômes dépressifs périnataux.
S-adénosyl-L-méthionine : la S-adénosyl-L-méthionine est une molécule naturellement présente dans le corps humain, jouant un rôle dans le métabolisme des neurotransmetteurs dopamine et sérotonine. Elle est utilisée médicalement pour traiter la dépression post-partum.
Probiotiques : une étude de 2017 a montré que les femmes ayant pris le probiotique Lactobacillus rhamnosus HN001 présentaient des scores de dépression et d’anxiété significativement plus bas après l’accouchement. Ce probiotique pourrait donc être utile pour prévenir ou traiter la dépression post-partum.

3. Acupuncture

Une revue systématique de 2018 portant sur trois études a révélé que l’acupuncture était aussi efficace que les antidépresseurs. Une étude de 2019 a montré que l’acupuncture pourrait réduire les scores de dépression sur l’échelle de dépression de Hamilton, mais n’a pas démontré d’effets significatifs sur d’autres mesures telles que l’EPDS, l’amélioration clinique globale ou les taux sériques d’estradiol.

4. Aromathérapie

Une méta-analyse de 2023 portant sur quatre études a révélé que l’aromathérapie constitue une thérapie complémentaire sûre et potentiellement efficace, pouvant être utilisée en complément des traitements conventionnels de la dépression post-partum. Les huiles essentielles les plus fréquemment utilisées pour aider à lutter contre la dépression comprennent la lavande, le jasmin, l’ylang-ylang, le santal, la bergamote et la rose.

5. Musicothérapie

Une méta-analyse de 2019 a montré que la musicothérapie pouvait contribuer à réduire la dépression chez les mères en post-partum — une intervention précieuse méritant d’être encouragée. Une étude de 2021 a également confirmé l’efficacité de la musicothérapie dans la réduction des symptômes de la dépression post-partum.

Comment prévenir la dépression post-partum ?

Bien qu’il soit impossible de prévenir totalement la dépression post-partum, les mesures suivantes peuvent contribuer à réduire le risque et la sévérité de la pathologie :
  • Bénéficier d’un bon soutien social de la part de la famille, des amis et des collègues.
  • Les femmes ayant déjà souffert d’une dépression post-partum lors de grossesses précédentes peuvent réduire leur risque de récidive en commençant un traitement antidépresseur après l’accouchement.
  • Les femmes ayant des antécédents de trouble bipolaire ou de psychose puerpérale bénéficient d’un traitement prophylactique au lithium, qui doit être initié soit avant l’accouchement (vers 36 semaines de gestation), soit dans les 48 premières heures post-partum.
  • La thérapie par la parole (telle que la TCC et la TIP) peut également être efficace pour prévenir la dépression post-partum, notamment chez les personnes présentant des facteurs de risque importants.
  • Utiliser des méthodes apaisantes et favorisant le sommeil pour le bébé.
  • Dormir suffisamment.
Mercura Wang est journaliste spécialiste Santé pour Epoch Times. 
Contact: mercura.w@epochtimes.nyc

Commentaires

  1. Pour mémoire :
    En 2013, "Fatou" , ma jeune voisine de chambrée à l'hôpital Sainte-Anne de Paris , m'avait appris qu'elle était là, pour cause de dépression post partum.
    Elle avait perdu son bébé et elle craignait sa famille.
    Elle était allée demander de l'aide au service de l'hôpital Sainte-Anne de Paris dépendant de Raphael Gaillard comme chef de pôle.
    On l'avait accueillie, hospitalisée et fait mettre sous CURATELLE RENFORCÉE = elle n'avait plus aucun droit.
    Dans cette situation, elle n'avait aucune affaire personnelle à disposition. Elle allait chaque fois qu'elle le souhaitait demander à un membre du personnel du couloir de l'asperger avec son parfum personnel ( le flacon était gardé dans un placard , et maintenu hors de sa portée)
    Pour traiter une dépression post-partum, le service de Raphael Gaillard de l'hôpital universitaire sainte-Anne de Paris, avait prescrit 20 séances d'électrochocs à raison de 3 par semaine. Chaque séance d'électrochoc était assortie d'une anesthésie générale et d'un injection de curare pour paralyser les muscles pendant la déflagration électrique provoquée au cerveau.
    Tout cela était en plus accompagné de traitements avec médocs.
    Au bout de plusieurs mois facturés 916€/jour à la Sécu, Fatou s'est retrouvée transférée dans un foyer pour handicapés .
    Pensionnaire du couloir des enfermé(e)s , elle faisait partie du groupe des fumeurs qui "faisaient le trottoir", c'est à dire qui sortaient subrepticement dans la rue pour demander des cigarettes à des passants ou pour ramasser des mégots de cigarettes sur le trottoir et reconstituer des cigarettes entières avec du papier à rouler que les accros se partageaient.
    Enfermée et cérébralement démolie par des spécialistes du cerveau.......

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