La caste se moque bien de Xenia Fédorova. Ce qui compte c’est la préparation du coup d’État de 2027
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La séquence que le pouvoir macroniste vient de déclencher en lançant un lynchage géant contre Xenia Fédorova est très impressionnante. Ce qui a été fait soudainement de la journaliste russe, ancienne directrice de RT France, média (illégalement interdit par l’UE au début de l’intervention russe en Ukraine 2022) n’est pas seulement un problème de liberté d’expression. Loin de là.
Que raconte cette soudaine hystérie ? À
Cela fait déjà quelques années que la liberté garantie par l’article 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme est méthodiquement déchiquetée avec l’approbation active des magistrats français qui se présentent sans rire comme les défenseurs des libertés. Ce qui est en cause cette fois-ci est tout autre chose. Rappelons que l’ancienne directrice de RT France, intervient dans les médias français depuis plus d’un an. Juste retour des choses puisque si les médias russes sont interdits en France, les médias français ne le sont pas en Russie. Et ils y entretiennent des correspondants. Le raid a manifestement été décidé par l’Élysée, et déclenché par deux de ses outils directs, à savoir d’abord Jean-Noël Barrot l’espèce de clown halluciné qui sert de ministre des Affaires étrangères au gouvernement voulu et soutenu par le parti socialiste. Et ensuite relayé par le service public audiovisuel. L’opération minutieusement concertée, avait été précédé par un renversement propagandiste, faisant paraître désormais la Russie comme aux abois aux plan économique et militaire. C’est ce que l’on nous servait au début du conflit, mais avait été en partie abandonné face à la réalité de la situation sur le terrain. Au profit d’ailleurs d’un autre récit : « l’Ukraine défend notre liberté contre l’ours russe qui veut nous envahir. Les ukrainiens sont en difficulté, les Américains abandonnent, par conséquent les héroïques européens emmenés par la « coalition des volontaires » vont prendre en charge la défense de la civilisation contre les moujiks ». Mais ça c’était avant. Cette fois-ci une nouvelle propagande à base de beurre et d’argent du beurre : « les moujiks, sont nuls aux abois, et mais ils veulent quand même envahir les 40 pays de l’OTAN. Nous devons nous préparer à résister. Le meilleur moyen étant de multiplier les provocations pour tout envenimer ».
Mais ce qui est impressionnant disons-nous, c’est la réaction hystérique d’un système médiatique bave aux lèvres, se précipitant en meute pour réclamer la mort civile en France de la journaliste. L’accusation justifiant la peine étant qu’elle serait un relais en France de la propagande de l’horrible Vladimir Poutine qui comme chacun sait, mange les petits enfants. Et on constate à cette occasion, qu’il ne manque personne. Ils sont tous là en rangs serrés, épaule contre épaule, de l’agent américain Plenel en personne, au Figaro désormais, en passant par tous les organes de presse (à l’exception de ceux de Bolloré) les éditorialistes, les influenceurs, les pseudos intellectuels, les faux universitaires, les petits politiciens bas de gamme, les vrais journalistes, les faux journalistes, les intelligents et les imbéciles mélangés, tous équipés de leur russophobie rabique. Et on les entend ânonner mots pour mots et en cadence les éléments de langage fournis par le patron. L’image donnée par cette unanimité en dit long sur la décrépitude de la presse et des « élites » françaises.
Par ce que cette inquiétante unanimité raconte deux histoires. Tout d’abord pour la partie inférieure des plumitifs, la servilité de ceux qui n’aspirent qu’à une chose : l’exécution zélée des consignes et la reconnaissance qu’ils en attendent. Ensuite pour les moins médiocres, celle de l’angoisse qui les étreint face à l’espace qui se restreint entre les fourches des peuples excédés et les dirigeants qu’ils servent. Sachant que leur défaite serait aussi la leur. Et qu’il n’est pas sûr que cela se termine bien pour eux non plus.
Parce que dans le système Macron, on se prépare. L’indiscutable coup d’État organisé en 2017 pour installer Emmanuel Macron au pouvoir muni de sa feuille de route est accompagné de son « extrême centre », a produit ses effets catastrophiques pour la France. À l’époque, il fallait mettre fin à la fausse alternance de « ces deux épiceries se fournissant au même grossiste » (Philippe Séguin). Le problème c’est que l’opération s’est révélée être un fusil à un coup. Et maintenant le maintien au pouvoir de cette caste, implique de ne surtout pas s’en remettre au fonctionnement normal d’un scrutin de démocratie représentative. Par conséquent pour tous ces gens, il est exclu que l’élection présidentielle de 2027 dont ils ont tout à craindre, se déroule de façon régulière.
Deux flèches dans le carquois de la caste
Dans leur esprit il y a deux solutions : soit l’on truque le processus électoral, de différentes manières comme ce fut le cas en 2017 avec, comme cerise sur le gâteau, la partie judiciaire de l’opération. Soit on diffère, reporte, ou annule le scrutin lui-même, comme par exemple l’Union Européenne l’a fait en Roumanie. Macron l’a tranquillement annoncé dans ses vœux de décembre 2025. Rappelez-vous comment ce roi de la provocation a dit avec gourmandise, alors qu’il n’est pas renouvelable, qu’il veillerait à protéger ce scrutin des « influences étrangères ». On n’est pas plus clair. Mais ce n’est pas tout, à moins d’un an de l’échéance il refuse toujours de fixer la date du scrutin (!), et vient de rendre hommage à Zelinsky pour avoir refusé de se soumettre à l’élection plus de deux ans après la fin de son précédent mandat…
Le choix entre les deux solutions auxquelles ces gens se préparent, sera fonction des circonstances. C’est-à-dire de l’acceptabilité de l’une ou l’autre par la population. Le trucage est déjà en cours avec la comédie des 30 candidatures, et les différentes procédures pénales d’ores et déjà en cours visant à disqualifier les plus dangereuses. L’objectif étant probablement de nous sortir au mois d’octobre un candidat marionnette propre sur lui permettant à la caste de rester à la barre. D’ailleurs, les gazettes se sont empressées d’alimenter les rumeurs sur une éventuelle candidature de Jean Castex (!). Le verrouillage juridique et judiciaire étant assuré par les magistrats (judiciaires ou administratifs) qui comme chacun le sait ne voient aucun inconvénient à trahir leur mission en faisant exactement le contraire de ce que leur impose leur serment.
En ce qui concerne l’autre solution, l’éventuelle « annulation » du scrutin, la dramatisation guerrière en serait évidemment l’outil principal : « comme Zelinsky refusant un nouveau scrutin, Macron ne peut pas affaiblir la France avec une élection, alors que les Russes soutenus par Xenia Fedorova, et quoiqu’au bord de l’effondrement, vont nous attaquer et leurs chars s’installer à Brest (pas Litovsk, Finistère) ». L’adoption récente du décret sur « l’état d’exception » destiné à suppléer l’utilisation d’un article 16 malcommode, répond évidemment cet objectif. De la même façon que la nomination du préfet Lallement préposé habituel aux basses besognes au poste stratégique de la future coopération entre l’armée et la police dans la mise en œuvre du décret !
Les incidents qui ont suivi la finale remportée par le PSG, la faiblesse volontaire de l’intervention policière et la montée en épingle des violences par les médias montrent également clairement l’usage classique que le gang élyséen entend faire d’un lumpenprolétariat si utile. À la fois comme outil d’intervention contre les couches populaires destinées à leur rendre la vie impossible et à les dissuader de se rendre dans l’espace public. Mais également comme prétexte. En provoquant et dramatisant les émeutes, pour invoquer, après la guerre étrangère, le risque de guerre intérieure, civile cette fois-ci. Justification tout aussi idéale pour différer l’élection.
À tous ceux qui diraient que tout ceci est exagéré, on répondra que le système et la caste qui le dirige sont aux abois. Ils ne peuvent en aucun cas accepter le changement ou une quelconque alternance. Qui les mettrait face au risque d’une reddition des comptes ou les factures risqueraient d’être élevées.
À suivre…
Nous reviendrons sur les aspects techniques de ce coup d’État qui vient et dont le lynchage massif de Xénia Fédorova n’est qu’une péripétie.

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