Tissu
d’âneries politiciennes à propos de l’information selon laquelle le
premier ministre Sébastien Lecornu serait intervenu auprès des banques
françaises pour qu’elles accordent à Marine Le Pen l’emprunt qu’elle
sollicite pour financer sa campagne présidentielle. Cette démarche a
naturellement été présentée par la gogôche comme un ralliement de
l’ectoplasme de Matignon au nazisme. Par les concurrents directs de MLP
comme une faveur scandaleuse. Avec une palme pour François Asselineau
toujours à se plaindre et à qualifier de privilège la simple application
des règles de base d’une démocratie représentative. Alors comment se
pose le problème ?
Depuis la loi de 1990, afin
d’éviter que la corruption soit le moyen principal du financement de la
vie politique, l’État intervient et verse aux partis des sommes en
proportion de leurs résultats électoraux, et rembourse les frais de
campagne électorale exposés par les candidats dès lors qu’ils dépassent
le seuil de 5 % des suffrages exprimés. Sans oublier d’ajouter, que ce
remboursement n’est effectué que si les candidats ont respecté les
règles prévues par la loi, c’est-à-dire, des recettes régulières, un
plafond de dépenses à ne pas dépasser et l’établissement d’un compte de
campagne validé par la Commission nationale de contrôle. Nicolas Sarkozy
a gardé le souvenir cuisant du rejet de ses comptes en 2012, qui l’a
obligé à lancer le fameux Sarkothon pour rembourser les 12 millions
d’euros qu’il avait empruntés auprès des banques.
Après
avoir tenté d’expulser Marine Le Pen et ses 13 millions d’électeurs du
processus démocratique avec le jugement du 31 mars 2025, l’appareil
judiciaire a pris un virage à 180° et lui a restitué son éligibilité.
Elle a donc annoncé sa candidature à la présidentielle de 2027 et a
lancé sa campagne. Problème, alors qu’elle est annoncée à près de 40 %
dans les sondages et même donnée gagnante du deuxième tour, elle n’avait
jusqu’à présent trouvé aucune banque française pour lui prêter l’argent
de sa campagne. Position tout à fait scandaleuse, puisque les banques
ne couraient absolument aucun risque, et que comme par hasard les
organismes autorisés à prêter doivent être issus de l’Union Européenne.
Le revirement de la Cour de cassation n’ait évidemment pas dû à une
connivence quelconque avec les idées ou les programmes du RN, mais bien
parce que cette expulsion du premier parti de France et de sa patronne
du processus démocratique, était politiquement insoutenable. Que ce soit
d’ailleurs sur le plan intérieur, mais également sur le plan
international. Comme est politiquement insoutenable le fait que des
banques privées refusent de faire leur métier qui est de prêter. Et ce
d’autant qu’il n’y aurait alors aucun risque de défaillance, le seul
motif pouvant être mis en avant étant alors de nature politique, ce qui
constitue une discrimination pénalement réprimée.
Alors, il a fallu sauver la face des banques, et imaginer un montage
biscornu avec une soi-disant garantie de l’État. Alors que cette
garantie était déjà donnée par la simple application de la loi de 1990.
Et naturellement, l’armée des politicards sans principe, accompagnés des
antifascistes de pacotille et des ignorants, se sont précipités pour
hurler au charron.
Péripéties sans aucun intérêt ni
aucune autre signification que celle d’un pouvoir contraint, et malgré
les tentations, d’appliquer les règles minimales d’une élection de cette
importance.
Le
formidable culot de Jacques Attali, le magouilleur le plus corrompu qui
a accompagné et organisé méthodiquement, pendant 40 ans la mise en
place du néolibéralisme mortifère dans notre pays. Mais il n’a pas
conseillé comme il le prétend pour se défausser, il a magouillé.
D’abord
toucher de l’argent, encore de l’argent, toujours de l’argent, ça
c’était la priorité. Ensuite, il a été de tous les mauvais coups, de
toutes les opérations pourries, et l’initiateur de toutes les
catastrophes. Dernière en date, C’est lui qui a IMPOSÉ Macron au PS. Qui
a ordonné à Hollande de ne pas se représenter au profit du psychopathe.
Celui qui pour le malheur de notre pays, applique depuis 10 ans la
feuille de route que lui-même avait élaborée.
Et
aujourd’hui, alors que le système qu’il a voulu s’effondre, que les
fourches se rapprochent, que l’heure des comptes pourrait survenir, le
voilà qui vient essayer pitoyablement de se dédouaner. Avec cette
défense minable : « je n’étais qu’un modeste conseil et on ne m’a pas écouté. Je ne suis pas responsable ».
Si
! Bien sûr que vous êtes responsable, et surtout coupable. Et il faudra
veiller à vous appliquer les articles 410-1 à 414-9 du Code pénal
relatifs aux atteintes aux intérêts fondamentaux de la Nation.
Pour vous envoyer à votre place, c’est-à-dire en prison.
Brice
Couturier est un imbécile, et ça nous le savons depuis longtemps. Ce
qui est triste c’est de voir Dominique Reynié, qui lui n’est pas un
imbécile retweeter une production de Couturier, finalement assez
abjecte.
Dans son texte il fait de la Gay Pride l’alpha et l’oméga de la civilisation respectable. Celle de l’Occident bien sûr.
Parce
qu’en ce qui concerne Israël, dont la capitale est Tel-Aviv, l’autre
face de la Gay Pride, c’est le génocide du peuple palestinien. Dont le
premier responsable est Israël, mais accompagné de l’Occident qui
soutient ce génocide.
Apartheid et massacre en
Cisjordanie ? Pas grave, il y a une Gay Pride à Tel-Aviv. Destruction de
Gaza de fond en comble ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv.
Massacre de près de 30 000 enfants à Gaza ? Pas grave il y a une Gay
Pride Tel-Aviv. Destruction méthodique du Sud Liban et en particulier
des villages chrétiens ? Pas grave il y a une Gay Pride à Tel-Aviv.
Massacre de 140 fillettes à Téhéran ? Pas grave il y a une Gay Pride
Tel-Aviv. Discours racistes et violents de ministres israéliens avec
rétablissement de la peine de mort pour les seuls palestiniens ? Pas
grave il y a une Gay Pride Tel-Aviv. Ad libitum…
C’est vrai, il n’y a pas de Gay Pride dans les pays musulmans au Moyen-Orient. Mais il n’y a pas de génocide non plus.
Le
reste du monde voit tout cela et trouve que ça fait « réfléchir ». Et
c’est pour cela qu’il nous vomit et que tout le monde attend avec
impatience l’effondrement définitif de la « civilisation » occidentale.
Sophie
Brocas la brillantissime préfète de la région nouvelle Aquitaine qui
vient de se ridiculiser avec sa gestion de la catastrophe de Gironde
coche toutes les cases de la « haute » fonction publique socialiste dont
Macron, en remerciement d’avoir organisé le coup d’État de 2017, a
peuplé l’administration française. Il faut regarder le naufrage d’une personne qui n’a évidemment strictement rien à faire à ce poste.
Avant
de devenir la représentante de l’État dans une grande région française,
sa principale activité était paraît-il dans la « communication » et
dans la publication, comme Marlène Schiappa,
de romans à l’eau de rose. Mais attention, féministes les romans, parce
que on a beau être socialiste néolibérale, et domestique macronienne, on
n’en est pas moins héraut de la juste lutte des femmes pour leur
émancipation. Positionnement confortable, puisque nous dit-elle, leur
aliénation n’est pas le fruit de l’exploitation capitaliste, et de la
domination de la bourgeoisie, mais bien du patriarcat de leurs voisins
de palier.
Bon on n’en aurait eu rien à foutre, si elle ne s’était pas
mis dans la tête de « réviser » la bouleversante histoire des «Penn
sardines ». Magnifique épisode d’une lutte ouvrière, devenu légendaire,
menée en 1924 par les femmes de Douarnenez exploitées dans une
conserverie. Soutenues par le Parti communiste elles affrontèrent une
bourgeoisie locale féroce et laissèrent dans l’histoire du mouvement
ouvrier une trace splendide.
Chaque fois que j’écoute
leurs chansons, que je vois les photos de ce que fut leur combat, je
sais pourquoi j’ai choisi d’être de ce camp-là.
«
Écoutez le bruit de leurs sabots, écoutez gronder leur colère, écoutez
le bruit de leurs sabots, c’est la grève des Sardinères »
Tiens,
on va vous en mettre deux parce que je suis de ceux qui pensent que «
c’est le dernier qui chante qui a raison ». Et comme en plus les Bretons
savent chanter…
Mais
pour Madame Brocas ce ne fut pas une lutte contre l’exploitation,
contre l’asservissement au Capital, contre la plongée dans les eaux
glacées du calcul égoïste, non cet événement c fut : « l’éveil des femmes décidées à sortir de l’asservissement auquel les ont condamnés le patron, le père et le mari
». Les pères et les maris tout aussi ouvriers et exploités qu’elles,
mais pourtant les asservissant au même titre que le patron ! Et pour le
justifier, on va l’habiller aux colifichets du jour, en inventant et
mettant en scène une improbable liaison homosexuelle entre deux
ouvrières, et en y rajoutant le « folklore » du lit clos Breton.
Comment
s’étonner de mon aversion radicale pour ces socialistes macroniens et
de ressentir l’expression d’un blasphème quand ils parlent de lutte
ouvrière ?
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