Pour la santé de tous , "on veut de l'au potable, des abeilles et des oiseaux " par Reporterre
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23 juillet 2026

✒️ L'édito
Les «alliés du cancer» ont frappé fort.
Retour en arrière. Juillet 2025 : une pétition contre la loi Duplomb, voulant réintroduire l'acétamipride, recueille plus d'un million de signatures. La société civile se mobilise alors massivement contre les pesticides, et le Conseil constitutionnel censure la mesure.
Un an après, l'histoire se répète. Qu'ont retenu nos élus de ce grand moment de démocratie ? Rien. Pire : se voyant barrer l'accès à la porte, les tenants de l'agro-industrie sont passés par la fenêtre, réussissant à faire adopter le retour de l'acétamipride via la loi d'urgence agricole.
Cette semaine, les députés puis les sénateurs ont définitivement voté en faveur de cette «loi Duplomb bis», actant non seulement le retour de pesticides dangereux, mais aussi l'agrandissement des élevages, le détournement de la gestion locale de l'eau, et favorisant l'irrigation toujours plus massive des cultures...
Le malaise s'est fait sentir jusque dans les rangs du gouvernement – pourtant à l'origine de cette loi – quand la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, opposée à la réintroduction de l'acétamipride, a annoncé son intention de démissionner… Avant de faire volte-face, à la demande du président de la République.
Mais dans cette histoire, tous semblent avoir oublié le poids de la colère populaire, qui n'a pas fondu malgré les canicules successives : «Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Nous considérons que ce sont des alliés du cancer et des ennemis du monde paysan», a asséné Fleur Breteau, cofondatrice de Cancer Colère, le soir du vote. À quelques mois de l’élection présidentielle, elle appelle les militants à «faire vivre un cauchemar» aux candidats des partis favorables à la loi : «Dès qu’ils mettront un pied hors de leur voiture, on sera là, on ne les lâchera pas.»
Retour en arrière. Juillet 2025 : une pétition contre la loi Duplomb, voulant réintroduire l'acétamipride, recueille plus d'un million de signatures. La société civile se mobilise alors massivement contre les pesticides, et le Conseil constitutionnel censure la mesure.
Un an après, l'histoire se répète. Qu'ont retenu nos élus de ce grand moment de démocratie ? Rien. Pire : se voyant barrer l'accès à la porte, les tenants de l'agro-industrie sont passés par la fenêtre, réussissant à faire adopter le retour de l'acétamipride via la loi d'urgence agricole.
Cette semaine, les députés puis les sénateurs ont définitivement voté en faveur de cette «loi Duplomb bis», actant non seulement le retour de pesticides dangereux, mais aussi l'agrandissement des élevages, le détournement de la gestion locale de l'eau, et favorisant l'irrigation toujours plus massive des cultures...
Le malaise s'est fait sentir jusque dans les rangs du gouvernement – pourtant à l'origine de cette loi – quand la ministre de la Transition écologique Monique Barbut, opposée à la réintroduction de l'acétamipride, a annoncé son intention de démissionner… Avant de faire volte-face, à la demande du président de la République.
Mais dans cette histoire, tous semblent avoir oublié le poids de la colère populaire, qui n'a pas fondu malgré les canicules successives : «Ils ne pourront pas dire qu’ils ne savaient pas. Nous considérons que ce sont des alliés du cancer et des ennemis du monde paysan», a asséné Fleur Breteau, cofondatrice de Cancer Colère, le soir du vote. À quelques mois de l’élection présidentielle, elle appelle les militants à «faire vivre un cauchemar» aux candidats des partis favorables à la loi : «Dès qu’ils mettront un pied hors de leur voiture, on sera là, on ne les lâchera pas.»
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