Polémique aux JO d’Hiver 2026 : Le commentateur suisse Stefan Renna démonte l’équipe israélienne de bobsleigh
Les Jeux Olympiques d'hiver de Milano Cortina 2026 ont accouché d'un commentaire aussi savoureux qu'embarrassant pour la délégation israélienne. Entre deux virages sur la piste de bobsleigh, c'est une voix suisse qui a osé rappeler que l'étoile de David traîne dans son sillage un charnier nommé Gaza. La performance sportive ? Médiocre, pour ne pas dire catastrophique. La charge politique ? Dévastatrice.
mise à jour le 17/02/26
La mécanique du ridicule
Il fallait voir ce bob israélien négocier la piste de Cortina comme un éléphant dans un magasin de porcelaine. Adam Edelman, fier pilote sioniste « jusqu’à la moelle » comme il aime le clamer sur ses réseaux sociaux, et son freineur Menachem Chen ont offert au monde une démonstration de médiocrité technique aussi spectaculaire qu’involontaire. Leur engin, orné aux couleurs nationales, a caressé chaque paroi de glace avec une insistance maladroite, transformant cette descente en parcours du combattant contre les lois de la physique. Résultat des courses : une dernière place acquise avec la conviction des vaincus qui singent les vainqueurs, bras levés et sourire aux lèvres, comme si terminer loin derrière les Allemands méritait des célébrations nationales.
Le micro qui tue
C’est là que Stefan Renna, commentateur pour la Radio Télévision Suisse, a transformé l’essai. Tandis que l’image montrait ce ballet de médiocrité, sa voix posée a choisi de ne pas jouer le jeu de l’omerta olympique. Il a cité Edelman, ce pilote qui se revendique « sioniste jusqu’à la moelle ». Il a évoqué ses publications enflammées sur les réseaux, où l’homme qualifie l’intervention militaire à Gaza de « guerre la plus moralement juste de l’histoire ». Il a rappelé, sans trembler, que des instances internationales parlent de génocide. En deux minutes chrono, Renna a fait ce que le Comité international olympique refuse obstinément : établir un lien entre le sport et la réalité. Entre le bob qui dérape et les bombes qui tombent.
L’hypocrisie olympique
Car voilà l’os que ce commentaire a déniché : comment se fait-il que la Russie, bannie pour son intervention en Ukraine, reste au ban des nations pendant qu’Israël défile fièrement sous le drapeau étoilé ? Où est passée la cohérence du CIO, cette institution si prompte à moraliser quand il s’agit d’exclure Moscou, mais muette comme une tombe quand Tel Aviv perpétue ce que les experts qualifient de nettoyage ethnique ? Le sport, ce miroir aux alouettes, révèle soudain ses coutures idéologiques. La performance israélienne, aussi dérisoire soit-elle, devient symbole : celui d’une impunité que même la glace italienne ne parvient pas à geler.
Ces deux minutes de bob malmené auront accompli ce que des années de rapports onusiens peinent à produire : une prise de conscience collective, fût-elle fugace, que l’olympisme a deux poids, deux mesures. Et que certaines étoiles, sur fond bleu, brillent plus que d’autres dans l’indifférence complice des instances.
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