Des commandos français abordent et saisissent le 4e navire russe de la « flotte de l'ombre » depuis septembre.
La France a annoncé lundi une nouvelle interception, ce week-end, d'un navire russe appartenant à la « flotte fantôme » dans les eaux internationales proches de ses côtes. La Marine nationale française a arraisonné et arraisonné un pétrolier sous sanctions, a annoncé lundi le président Emmanuel Macron, lors d'une opération menée avec l'assistance de la Royal Navy britannique et d'autres alliés.
Il s'agit de la quatrième fois depuis septembre que des commandos français interceptent et abordent un navire russe sous sanctions dans les eaux régionales.

Le navire, identifié comme le Tagor, provenait de Mourmansk, en Russie, et a été saisi par les autorités françaises alors qu'il traversait environ 400 milles nautiques (740 km) à l'ouest de la pointe de la Bretagne.
« Il est inacceptable que des navires contournent les sanctions internationales, violent le droit de la mer et financent la guerre que la Russie mène contre l'Ukraine depuis plus de 4 ans », a écrit Macron dans un message sur X.
La justification légale apparente sur laquelle la marine française s'est appuyée pour de telles actions est la pratique du « flag-hopping » – qui consiste pour un équipage à changer à plusieurs reprises de pavillon, ainsi que d'immatriculations souvent invalides, afin de déjouer les systèmes de suivi internationaux.
Au moment de l'embarquement, effectué par des soldats descendant en rappel d'un hélicoptère, le navire arborait faussement un drapeau camerounais alors qu'il se dirigeait, selon les informations, vers la ville côtière africaine de Limbé, au Cameroun.
Macron a par ailleurs confirmé sur X : « Cette opération s'est déroulée dans l'océan Atlantique, en haute mer, avec le soutien de plusieurs partenaires, dont le Royaume-Uni, dans le strict respect du droit de la mer. »
Le Kremlin a de nouveau condamné ces saisies « illégales » en eaux internationales, son porte-parole Dmitri Peskov déclarant : « Nous considérons ces actes comme illégaux, ils s'apparentent à de la piraterie internationale … La Russie prend des mesures pour assurer la sécurité de sa cargaison. »
Le capitaine du navire est un citoyen russe, selon une déclaration de l'ambassade à Paris. Plus d' informations :
Guillaume Le Rasle, porte-parole de la préfecture, a indiqué que le pétrolier était visé par des sanctions de l'UE et des États-Unis. « Il s'agit d'un navire connu et suivi », a-t-il déclaré à l'AFP.
« La décision de le dérouter a été prise dimanche soir. L’objectif du déroutement est de vérifier la validité de son pavillon », a déclaré Le Rasle, ajoutant que le pétrolier, qui a fréquemment changé de pavillon, était « presque vide » au moment de l’arraisonnement .
Les derniers pétroliers arraisonnés arboraient également des pavillons de pays africains, et ces interceptions se poursuivent depuis l'année dernière. Dans certains cas, la Russie a dépêché des escortes militaires , ce qui a naturellement conduit les armées françaises et européennes à s'abstenir de toute action.
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