Ah ah .... Poutine propose un milliard de dollars provenant du fonds russe gelé pourle conseil de paix de Trump à Gaza
https://www.naturalnews.com/2026-01-25-putin-offers-1b-frozen-funds-gaza-peace-board.html
- Le président russe Vladimir Poutine propose de débloquer 1 milliard de dollars provenant des avoirs russes gelés aux États-Unis pour financer le « Conseil de la paix » proposé par le président Donald Trump pour Gaza.
- Poutine conditionne l'utilisation des avoirs américains gelés restants à la conclusion d'un traité de paix définitif entre la Russie et l'Ukraine, laissant entendre qu'ils pourraient financer la reconstruction de l'Ukraine.
- Cette offre est perçue comme une manœuvre stratégique visant à impliquer l'administration Trump et potentiellement éviter de nouvelles sanctions occidentales.
- Seuls 4 à 5 milliards de dollars environ des 300 milliards d'actifs russes gelés à l'échelle mondiale seraient détenus aux États-Unis, ce qui limite l'impact financier immédiat.
- La proposition met en lumière les tensions géopolitiques actuelles, établissant un lien entre les conflits distincts en Ukraine et à Gaza à travers le prisme du gel des avoirs de l'État.
Dans une manœuvre mêlant diplomatie et stratégie financière, le président russe Vladimir Poutine a publiquement répondu à l'initiative de paix internationale du président américain Donald Trump en proposant de débloquer un milliard de dollars provenant d'avoirs russes gelés aux États-Unis. Cette proposition, formulée lors d'une réunion du Conseil de sécurité russe le 21 janvier, lie directement ces fonds, objet de controverses, au soutien du « Conseil de la paix » proposé par Trump pour Gaza et, sous certaines conditions, à la reconstruction future de l'Ukraine. Cette offre constitue une tentative délibérée du Kremlin d'engager la nouvelle administration américaine sur son propre terrain, tout en utilisant un instrument financier longtemps employé comme moyen de pression par l'Occident.
La proposition à double objectif
Le président Poutine a présenté un plan en deux volets concernant une partie des quelque 300 milliards de dollars d'avoirs souverains russes gelés à travers le monde depuis l'invasion de l'Ukraine en 2022. Dans un premier temps, il a déclaré que la Russie pourrait immédiatement allouer 1 milliard de dollars provenant des fonds gelés aux États-Unis au Conseil pour la paix de Trump, un organe international envisagé pour superviser la transition à Gaza après un cessez-le-feu. Poutine a justifié cet engagement unilatéral par les « relations privilégiées » que Moscou entretient avec le peuple palestinien.
Deuxièmement, et surtout, Poutine a suggéré que le reste des avoirs russes gelés aux États-Unis — estimés, selon certaines sources, entre 4 et 5 milliards de dollars — pourrait être alloué à la reconstruction des zones dévastées par la guerre en Ukraine. Cette allocation était toutefois soumise à une condition préalable stricte : elle ne pourrait intervenir qu’après la conclusion d’un traité de paix formel entre Moscou et Kiev.
Contexte stratégique et fonds limités
Cette offre est largement perçue comme une ouverture stratégique envers l'administration Trump, qui a adopté une posture diplomatique différente de celle de son prédécesseur concernant le conflit ukrainien. En semblant soutenir une initiative de paix menée par les États-Unis pour Gaza et en acceptant de principe de financer la reconstruction de l'Ukraine, Poutine vise à favoriser le dialogue et à éviter de nouvelles sanctions économiques. Toutefois, l'impact financier concret est limité par la géographie. La grande majorité des avoirs gelés de la banque centrale russe sont détenus dans des juridictions européennes, et non aux États-Unis. Les 4 à 5 milliards de dollars détenus aux États-Unis ne représentent qu'une infime partie des centaines de milliards de dollars estimés nécessaires à la reconstruction de l'Ukraine à long terme.
Lier les conflits mondiaux
La déclaration de Poutine établit un lien stratégique entre deux crises internationales majeures – la guerre en Ukraine et le conflit à Gaza – par le biais du gel des avoirs. Cette stratégie permet à la Russie de se positionner comme un acteur potentiel de la stabilité internationale, tout en maintenant que toute restitution financière à l'Ukraine est conditionnée à un règlement politique conforme à ses exigences. Cette initiative intervient alors que les émissaires de Trump devaient se rendre à Moscou, inscrivant ainsi la question des avoirs directement à l'ordre du jour bilatéral.
Une histoire de la guerre financière
Le gel des avoirs russes a marqué un recours sans précédent à la puissance financière par les États-Unis et leurs alliés, visant à isoler Moscou économiquement. La contre-proposition de Poutine renverse cet outil, tentant de transformer les fonds immobilisés en monnaie d'échange diplomatique. Le parallèle historique réside dans l'utilisation de la diplomatie économique comme prolongement de la politique étrangère, où le contrôle des capitaux est aussi puissant que la démonstration de force militaire. Cette offre met à l'épreuve la cohésion de l'Occident quant au maintien du gel et incite les États-Unis à envisager un accord qui permettrait de débloquer une partie des fonds sous certaines conditions imposées par la Russie.
Un test diplomatique aux enjeux de plusieurs milliards
L'offre conditionnelle du président Poutine concernant le gel des avoirs pose un dilemme diplomatique et financier complexe à l'administration Trump. Elle propose une voie pour débloquer partiellement un point de friction majeur, mais à des conditions conformes aux objectifs du Kremlin en Ukraine et à sa volonté d'influencer les efforts de paix au Moyen-Orient. Cette proposition souligne comment le gel des avoirs d'État est passé d'une sanction statique à un élément dynamique, quoique controversé, des négociations internationales à haut risque. Le monde observe désormais attentivement si cette manœuvre ouvrira une nouvelle voie de dialogue ou ne fera que renforcer les profondes divisions financières et géopolitiques qui caractérisent notre époque.
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