Dans le cerveau de Trump.....

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 Un psychopathe à la Maison-Blanche ?

Le retour de Donald Trump au pouvoir inquiète la communauté psychiatrique internationale. Des experts dressent un tableau clinique alarmant du 47e président américain : psychopathie, « mendacité hubristique », violence… Plus inquiétant encore, ces troubles pourraient contaminer le monde.
Anne Guion
Publié le 20/01/2025 

Donald Trump, à Mar-a-Lago, Palm Beach, Floride le 14 novembre 2024.

Donald Trump, à Mar-a-Lago, Palm Beach, Floride le 14 novembre 2024. • ALEX BRANDON/AP/SIPA

On a pris l’habitude de hausser les épaules à chaque sortie aberrante de Donald Trump, comme lorsque le milliardaire a affirmé qu’il serait « dictateur, mais seulement le premier jour ». Ou bien quand il a appelé à « venger » ses partisans. 

Mais pour de nombreux experts en santé mentale, les saillies du nouveau président des États-Unis, qui sera investi le 20 janvier, ne sont pas que de simples provocations. Donald Trump souffre-t-il d’un trouble psychiatrique qui le rendrait dangereux pour la démocratie ? 

Certains spécialistes pointent une forme grave de syndrome d’hubris, une pathologie du comportement théorisée par lord David Owen.

Ce neurologue et ancien ministre britannique des Affaires étrangères décrit dans ses ouvrages un mal spécifique aux dirigeants : une inclination narcissique à voir le monde comme une arène où exercer son pouvoir, doublée d’une confiance excessive en son jugement et d’un mépris des critiques. 

Dans Hubris : The Road to Donald Trump (2018), David Owen identifie même chez le nouveau président américain ce qu’il nomme la « mendacité hubristique » : la pratique systématique du mensonge couplée à une démesure pathologique. Le leader s’enferme dans une bulle cognitive où il devient le seul arbitre de la réalité, comme l’illustrent les récentes déclarations impérialistes de Donald Trump sur le Canada, le Groenland ou le canal de Panama, totalement déconnectées des réalités diplomatiques.

Schéma relationnel primaire

À cela s’ajoute un fonctionnement clanique inquiétant. À la manière d’un parrain, « Don » Trump s’entoure de proches, desquels il exige une loyauté sans faille. Les nominations de Massad Boulos, père d’un de ses gendres, comme conseiller pour le Moyen-Orient, et de Charles Kushner, beau-père d’Ivanka Trump, comme ambassadeur en France, illustrent cette dérive. 

La psychiatre américaine Bandy Lee, spécialiste des leaders de gangs violents, y voit un parallèle frappant : « C’est exactement la même psychologie que celle observée chez les délinquants violents que je traite. Ils s’organisent en gangs de rue ou en hiérarchies carcérales basées sur la domination et la soumission, en instillant la peur, la colère, en exigeant respect et vengeance. Dans ces systèmes, seule la force fait loi, et l’agressivité démesurée mène invariablement au chaos et à la destruction, parfois même à l’autodestruction. Les concepts d’égalité, d’État de droit et de justice leur sont non seulement étrangers, mais souvent intolérables. »

Les interactions du nouveau président avec Elon Musk sont symptomatiques de cette toxicité. Pour Bandy Lee, leur dynamique s’inscrirait dans ce que les psychiatres appellent le cycle « idéalisation-dévaluation » : « un schéma relationnel primaire où l’individu commence par vouer une admiration totale à l’autre, développe des attentes irréalistes. Et finit inévitablement par être déçu, ce qui le mène à la rupture et à l’abandon ».

Tous les traits d’un psychopathe

Mais ce n’est pas tout. Alertée dès 2016 par le comportement de Donald Trump, Bandy Lee a réuni un groupe d’experts pour se pencher sur son profil psychologique. 

Ensemble, ils ont publié en 2017 The Dangerous Case of Donald Trump : 27 Psychiatrists and Mental Health Experts Assess a President, devenu rapidement un best-seller du New York Times

En septembre 2024, ils alertent de nouveau l’opinion publique dans un second ouvrage : The More Dangerous Case of Donald Trump

Cette fois, leur diagnostic est sans appel : Trump présenterait tous les traits de la psychopathie. Il aurait même un score alarmant de 34/40 sur l’échelle de Hare (un outil diagnostic de référence développé dans les années 1970 par le psychologue canadien Robert Hare), soit bien au-delà du seuil diagnostic de 30 et du score moyen de 5 dans la population générale.

Sa personnalité serait structurée autour de trois traits fondamentaux : impulsivité, volonté de domination et absence de remords. 

Des caractéristiques qui se manifestent par une incapacité à considérer les conséquences de ses actes, des mensonges permanents et un mépris marqué pour les normes démocratiques. 

L’imagerie cérébrale pourrait confirmer ce diagnostic. Les études en IRM ont en effet révélé que les psychopathes présentent trois anomalies majeures : une amygdale au volume et à l’activité réduits, ce qui rend plus difficile le traitement des émotions et diminue les capacités empathiques. Leur cortex préfrontal présente également des dysfonctionnements structurels qui altèrent la prise de décision morale et le contrôle des impulsions.

Ces deux régions cérébrales sont également moins bien connectées. Des différences neurologiques qui expliquent en grande partie leurs comportements si particuliers. Une analyse qui a déclenché une vive controverse dans la profession, certains médecins reprochant à ces experts d’enfreindre la « règle Goldwater », interdisant aux psychiatres de livrer un diagnostic sans avoir examiné directement le patient. Mais pour Bandy Lee, les professionnels de la santé ont aussi le devoir, énoncé dans la convention de Genève, de ne pas rester silencieux face à des régimes oppressifs.

Une folie contagieuse

L’évolution probable de cette pathologie au pouvoir inquiète ces experts. 

« Quand nous ne parvenons pas à contenir les individus dangereux, leur cas s’aggrave inévitablement et ils propagent leur pathologie de façon destructrice, alerte Bandy Lee. Or, nous avons fait exactement l’inverse en donnant à une personne souffrant d’un trouble grave un pouvoir croissant. » 

La psychopathie, décrite comme une volonté de nuire, sans compassion ni conscience, s’avère particulièrement dévastatrice en période de crise. 

« Les situations d’urgence seront exploitées pour causer plus de dommages plutôt que d’être résolues, comme nous l’avons vu pendant la pandémie de Covid-19, lorsque les États-Unis sont devenus l’épicentre mondial de la mortalité. »

Ainsi, alors même que les incendies ne sont toujours pas maîtrisés en Californie au moment où nous écrivons ces lignes, Donald Trump s’en est pris violemment au gouverneur démocrate de la Californie, Gavin Newsom. « Gavin Newscum doit démissionner. Tout est sa faute ! », a-t-il écrit jeudi sur son réseau, Truth Social, en utilisant un surnom construit à partir du mot anglais scum, qui signifie « rebut ».

Les experts redoutent aussi un phénomène de contagion psychologique. 

« Les symptômes liés à la psychopathie se propagent plus rapidement que la pensée rationnelle, en raison de leur charge émotionnelle, explique Bandy Lee. Les délires, la paranoïa et la propension à la violence sont particulièrement contagieux face à des institutions mal préparées. Le risque est d’autant plus grand que Trump s’entoure de personnalités reflétant ses dysfonctionnements. »

Son administration pourrait ainsi développer une « psychose partagée », un phénomène identifié par des psychiatres français il y a plus de 150 ans sous le terme de « folie communiquée ».

Cette contagion pourrait même s’étendre aux dirigeants mondiaux contraints d’interagir avec lui. Pour limiter ce risque, Bandy Lee leur recommande de minimiser les interactions directes : 

« Les psychopathes peuvent être très séduisants et attiser les traits narcissiques d’autres dirigeants. » 

Surtout, elle exhorte les leaders mondiaux à s’ancrer fermement dans leurs valeurs démocratiques. Un rempart nécessaire pour éviter ce que les Grecs nommaient le cycle « hubris-némésis » : lorsque l’arrogance et l’ambition démesurée mènent inexorablement le puissant à sa chute et à la recherche de boucs émissaires pour masquer ses échecs. 

« C’est à cette condition qu’ils pourront proposer à l’humanité une alternative constructive, loin du chemin de l’autodestruction. »

A lire aussi : Avec Mike Huckabee, le sionisme chrétien érigé comme diplomatie

La Vie est un hebdomadaire français chrétien d'actualité. Il est édité par Malesherbes Publications, filiale du Groupe Le Monde.

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