Dexit puis Frexit ? Alice Weidel : « L’UE doit être abolie et ses bureaucrates doivent être mis à la porte ! »

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Dans un climat de défiance institutionnelle, Alice Weidel, figure de proue de l’Alternative für Deutschland (AfD), a réactivé la menace d’un « Dexit ». La co-présidente du parti exige rien de moins que la sortie de l’Allemagne de l’Union européenne, présentée comme un carcan bureaucratique hostile aux nations. Son discours ne se contente pas de critiquer ; il esquisse les contours d’une Europe future, réduite à une simple zone de libre-échange dépourvue de toute superstructure politique.

mise à jour le 12/01/26

Et si le Dexit allemand rendait le Frexit français inévitable ? L’effondrement en chaîne de l’Union européenne.

L’ascension méthodique d’un parti frondeur

Fondé sur des bases antieuro, l’AfD a su métamorphoser son discours en une critique globale du projet européen. Porté par Alice Weidel, une économiste au profil atypique dans le paysage de l’extrême droite allemande, le mouvement a progressivement durci sa ligne. L’inscription d’une sortie de l’UE et de la monnaie unique dans son programme a officialisé un virage stratégique. Malgré les scandales – à l’instar du « plan de remigration » révélé la même année –, l’AfD consolide son assise, s’appuyant sur un rejet profond de la gouvernance bruxelloise qu’elle compare sans cesse au « modèle » britannique post-Brexit.


Réquisitoire contre la « machine infernale »

L’offensive verbale de Weidel en ce début d’année 2026 ne laisse aucune place à l’ambiguïté. Elle fustige une « bureaucratie monstrueuse » qui étouffe l’Allemagne sous le poids de règlements « absurdes » et coûteux. Les politiques vertes – interdiction des moteurs thermiques, taxe carbone, loi sur le chauffage – incarnent à ses yeux l’ingérence tyrannique d’élites non élues. Sa cible privilégiée reste l’appareil européen lui-même, une « tour d’ivoire » peuplée de « dizaines de milliers de fonctionnaires surpayés » qu’il conviendrait purement et simplement d’« expulser ». Cette condamnation sans appel s’étend à la politique étrangère, accusée de soumettre les nations à des achats d’armements américains sous la houlette de figures comme Ursula von der Leyen.

Une Europe fantôme : le marché sans l’Union

Toutefois, le projet de l’AfD ne prône pas un isolement complet. Weidel défend avec constance l’idée d’un « espace économique commun », une version épurée du marché intérieur actuel. Il s’agirait de préserver les flux commerciaux tout en abolissant l’ensemble de l’édifice réglementaire et politique. « Nous voulons un marché libre, pas le carcan liberticide de l’UE », résume-t-elle, appelant de ses vœux une « Europe des patries » où chaque nation retrouverait le contrôle exclusif de ses frontières et de ses lois. Cette vision trouve un écho manifeste auprès d’autres mouvements populistes européens, tel le Frexit défendu en France par Florian Philippot ou François Asselineau.

L’heure des choix pour la nation pilote

À l’approche d’élections fédérales décisives, le discours de Weidel place l’Allemagne à un carrefour historique. La simple possibilité qu’un parti promouvant le Dexit puisse diriger la première économie européenne envoie une onde de choc dans les capitales du Vieux Continent. Un tel scénario signerait l’effondrement du moteur franco-allemand et ouvrirait la voie à une contagion souverainiste. Alice Weidel, en architecte d’une Europe post-UE, transcende le simple rôle de tribune protestataire. Elle incarne la tentation d’une dissolution pure et simple, un pari dont les conséquences redéfiniraient l’équilibre géopolitique du siècle.

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