vendredi 7 mars 2014

Espionnage humain et harcèlement ( mai 2005)

L’ espionnage humain  dans cette histoire ressemble à une forme exagérée d’intérêt .Mais  elle a une fonction.  Même si, l’information tirée de cet espionnage ,    majoritairement, ne semble    rien  apporter  sur le plan matériel  à l’officiant
Sur le plan de la satisfaction personnelle, il ne faut pas exclure   le plaisir  seulement.  Plaisir d’avoir participé  et contribué à la réalisation d’un plan . On peut aussi penser à  la vacuité de  de vies sans projet ou  engagement social ,  ainsi comblée. Il s’y ajoute l’éventuelle  satisfaction  tirée d’ une  impression  d’importance : avoir été contacté , désigné et missionné   par un réseau  secret . Ou  à tout le moins inconnu de la victime.
Les réseaux de base  sont  multiples  et se   superposent . Parfois sans se connaître , souvent  sans  se reconnaître.
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Dans une agence de voyage , deux adolescents étaient arrivés empressés, lisant ma revue par-dessus mon épaule.
Un autre adolescent était entré dans la même agence. Il écoutait les directives de son portable, l’oeil rivé sur sa proie .
Quand je m’étais levée, mon tour venu, les deux premiers  m’avaient suivie . Il s avaient entendu le nom de ma destination et la date de mon départ.
Le deuxième s’était énervé avec son contact  téléphonique  “ je fais quoi avec la femme ? “ Finalement, il s’était précipité vers moi , me demandant deux crayons . Ces deux crayons étaient une allusion  à un  chantier monté quelques jours plus tôt . Dans un commissariat.
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L’ espionnage humain  , tel que je le subis ,  est une des composante du harcèlement . Il  me semble avoir plusieurs  fonctions essentielles  :
    •     Savoir et pouvoir   dire à tout moment où se trouve la proie , ce qui permet d’organiser les violations  et vols,  sans risque, ainsi que des petites mises en scène gênantes lorsque la proie est en compagnie. A court terme cela entraine une défection de l’entourage, surpris d’abord et rapidement  effrayé.
    •    Donner l’impression asphyxiante et suffocante d’une absence totale de liberté et de sécurité par
la présence insistante et voyante  des amateurs de harcèlement  et les violations  régulières  . Quelques soient les endroits .
    •    Apprendre des petites choses insignifiantes pour les reproduire et répéter sous forme d’écho ou d’actions  caricaturales que seule la victime peut repérer et comprendre .
    •    Connaître les projets et plans de la cible pour pouvoir les saboter.

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J’appelle indifféremment , cible, proie  ou victime, la même personne
Les anecdotes sont multiples et multipliées dans une même journée .
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Une amie m’avait proposé un dîner dans un restaurant avec des membres de sa famille que je connaissais . Un couple était arrivé après nous et avait  quitté avant nous. En partant, ces deux là était venus inspecter ce qui était dans nos assiettes en  nous interpellant avec des commentaires.
Cette même situation s’était reproduite avec la même amie lors d’un déjeuner en tête à tête. Dans un autre restaurant.
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En province , j’avais été rendre visite à une dame âgée que j’avais ensuite accompagnée jusqu’à son garage située dans une cour privative. On y avait vu débouler quatre types mal rasés dans une voiture toute cabossée.
Quelques jours plus tard la porte de son garage avait été fracturée.
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Dans la même ville, des amis avaient accepté d’acheter pour moi une serrure de sécurité dans un magasin. Alors que la facture était réglée et qu’aucune puce RFID n’était collée sur le paquet de la serrure, leur sortie du magasin avait déclenché  l’alarme du  portique de sécurité. Deux jours plus tard , au petit matin, ils retrouveront la porte de leur garage grand ouvert. Ce garage donne accès à leur maison. Rien n’avait été volé.
Cela donne à penser que j’avais été suivie lorsque j’avais été chez eux demander ce service , et que nous avions été écoutés . Ces amis  avaient ensuite été, très vraisemblablement,  l’objet d’une surveillance assidue .
Pour connaître la marque du verrou acheté, et anticiper  les prochaines violations ,  il fallait qu’un employé de la société de sécurité du magasin, l’ait eu entre les mains.
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J’attendais mon tour dans un bureau de poste de Londres. J’avais repéré un grand balourd qui ne me quittait pas du regard. Lorsque mon tour au guichet était arrivé , il s’était avancé pour passer devant moi. Il avait alors été pris à bras le corps par un autre gaillard qui l’avait soulevé  de terre et déposé sur le côté. J’en avais profité pour m’avancer . Mais le second venu m’avait écrasé un pied et bousculée,  pour passer devant moi . Dans la bousculade, il avait déchargé le contenu d’un stylo d’encre sur la manche de mon vêtement.
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A Paris , une amie m’avait demandé de la conduire dans une grande surface en banlieue. Dans le magasin de banlieue, nous avions été suivie par un  escogriffe au sourire niais, qui s’intéressait très exactement aux mêmes choses que nous. Nous avions longuement commenté l’importance de ne pas utiliser des poêles  au revêtement rayé  . Ce revêtement une fois abimé  a la réputation de relarguer des éléments cancérigènes.
Quand j’étais  rentrée à Saint Malo, quelques jours plus tard, j’avais  trouvé toutes les poêles laissées dans le placard , avec de profondes entailles dans tous les sens. Une seule  poêle avait échappé aux violeurs/ saccageurs .  Elle était dans le lave- vaisselle.
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 Plusieurs années plus tôt, ma société avait son entrepôt en banlieue où j’allais régulièrement. L’étudiant chinois, petit ami d’une de mes relations,  habitait dans  un périmètre proche. Il avait pris l’habitude de venir saluer en fin de journée et de solliciter un transport vers Paris.
En plein hiver , il avait raconté une histoire de mur fissuré dans son appartement. L’air froid lui engourdissait les doigts et l’empêchait de travailler sa thèse. Il disait ne bien travailler que la nuit.
C’était un garçon à l’air sérieux,   inoffensif et amical . Et semblait-il, plutôt démuni
Je lui avais proposé le bureau chauffé de l’entrepôt où je ne venais que le jour, et confié des clés.
Avec régularité alors , et sans que je fasse aucun lien à cette époque, mes palettes de produits pour Hong- Kong  arriveront défaites et saccagées.
Toutes les informations sur les clients, les expéditions  et les transporteurs  étaient à portée de la main . Dans le bureau.
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Plus tard , mon entrepôt sera inondé. C’était la deuxième fois.  Les produits   étaient devenus  invendables.
 Il y avait eu une  forte tempête quelques jours plus tôt . Malgré une protection faite de   deux systèmes successifs  d’écoulement des eaux de pluie, cela restait de l’ordre du vraisemblable malheureux.
Ce qui l’était beaucoup moins  c’était la présence  de  loches  glissées et écrasées  entre les couches de film dans les parties supérieures des palettes prêtes au départ . A plus de 70 cm du sol en ciment  détrempé .
Un suicide collectif de loches  ?
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On trouve dans cette dernière anecdote, un élément que je noterai tout au long de ces années. L’utilisation d’une condition naturelle  pour pouvoir faire qualifier  l’accident ou l’évènement préfabriqué  comme potentiellement  explicable .

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