lundi 10 mars 2014

Harcèlement en réseau- chantier d'intimidation

 Texte de 2011

Un chantier d’intimidation  est une démonstration de puissance  par des actions  destinées à faire peur ou à humilier , pour marginaliser ou faire taire.
Comme dans les autres sortes de  chantiers, la situation est retournée contre la cible ou est  à son détriment.

Un chantier d’intimidation est plus particulièrement  à la portée efficace de n’importe quel  représentant de l’état sans scrupule , qui le considère comme un avantage  accessoire  et sans risque , de la fonction.
De nouveau, je n’en expliciterai que deux .
***
A Paris XV , les violations de domicile et dégradations  des simplets de l’étage réjouissaient la petite épouse du président du conseil syndical de l‘immeuble. Elle venait  de temps en temps  prodiguer des commentaires de sa voix fluette  et faire des photos de mes réactions affichées.

L’artiste peintre me l’avait annoncé triomphant  . Elle avait constitué un  dossier de photos Tout était tout  prêt . Il n’avait pas dit pour quoi faire .
*
La copropriété  se préparait à  sa 2ème assemblée générale de l’année . Cette année là, il y en aura 4.
La première avait été annulée par décision personnelle du président du conseil syndical .Il s’en croyait propriétaire . Je m’étais permis de l’en détromper.
Un peu  avant cette 2ème assemblée générale, deux policiers  étaient entrés dans l’immeuble  et venus frapper à ma porte sans avoir utilisé l‘interphone.
Je n’avais pas ouvert. 
Ils étaient revenus quelques jours plus tard , toujours sans utiliser l’interphone.
Cette fois, ils avaient  tambouriné  sur la porte  au cri de « police, vous êtes bien Madame …X. « et à l’usage de tout l’immeuble. 

Un   traitement  que la police réserve d’habitude aux  délinquants, dealers ou criminels. 

J’avais répondu sans ouvrir, leur proposant de glisser sous la porte le motif de leur passage.
Il s’agissait d’une convocation au commissariat  et dès le lendemain matin à 9h ,  par un service de sécurité de la voie publique .
Manifestement , une urgence. J’avais appelé au téléphone le responsable du service concerné, en photo sur internet (disparue depuis) . Il avait refusé toute explication.
Seuls ses subalternes venus pour entrer chez moi  , étaient habilités à  me répondre.

Dans une lettre  au commissaire principal de Paris XV , et que j’avais été immédiatement déposer au commissariat,   j’avais   renouvelé ma question  sur  l‘origine de ces bruits de bottes à mon intention dans l‘immeuble . Je m’étais étonnée de l’intrusion de policiers  jusqu’à  la porte d’un appartement , dans une copropriété  qui n’autorise pas la police  à entrer dans l’immeuble.
 Je n’étais pas libre le lendemain  à 9H. Je le lui avais  écrit , lui donnant ainsi le répit nécessaire et la la possibilité de régler ce problème avec ses subalternes.   
J’avais immédiatement envoyé le double de cette lettre en recommandé avec accusé de réception. 
Il n’ y aura jamais de réponse.
*

Le jour de cette convocation avait finalement été déplacé..
Le policier qui m‘avait reçue avait le teint olive de certains méditerranéens  .
Il jouait  sans l’ouvrir avec  un épais dossier devant lui. Ce dossier était censé me concerner comme accusée .
Ce policier  de la sécurité sur la voie publique  m’avait donc  accusée… d’oser évoquer des violations de domicile et des dégradations chez moi,  dans un immeuble au-dessus de tout soupçon.
Selon lui, il n’y avait jamais eu de problème avant les miens.
Je l’avais contredit  .  Deux jeunes femmes avaient quitté l’étage,  à plusieurs mois d’intervalle , apeurées par ce qu’elles voyaient. En plus,  l’homme  noir de la boutique  de sécurité  du rez-de-chaussée avait du partir, chassé par l’accumulation des  dégradations de sa boutique.  Toutes faites la nuit. . 
Aucune de ces personnes n’avait osé porter plainte.
Le policier avait immédiatement changé de sujet .  s’adressant à moi comme à une demeurée     Il avait mentionné  une histoire   de cabinet, puis une autre histoire   de lunette de cabinet pour finir par des ragots  de voisinage. 
Toujours rien sur la sécurité de la voie publique.

Pour finir, il s’était laissé aller à une mise en garde/ menace voilée .  Il m’avait informée que j’avais tout  intérêt à  m’abstenir  de dénoncer la petite psychologue voisine  de droite et  la petite élève  de Buffon,  voisine d‘en face . 
Il avait oublié de mentionner  la squatteuse du rez-de-chaussée qui  a son rond de serviette dans la brasserie du coin de la rue et fréquentée par les policiers du quartier et ceux du 92 .
Elle est pourtant le pivot  incontournable  de plusieurs groupes de voyous qu’elle alimente en informations de source sûre.
Cette convocation urgente au commissariat  n’avait pas donné lieu à un  procès-verbal.
*
Un exercice   d’intimidation  sert à donner un coup de main à un copain  en ostracisant un citoyen lambda  et en  essayant  de le   faire taire  .  Pas à aider une victime . et surtout pas à modifier  les statistiques de la délinquance.
Les délinquants , présentés ici par ce policier,   comme victimes ayant accumulé des mains courantes dur fond d’histoires de cabinet ,   sont en fait  le bras armé  du président du conseil syndical  de l’ immeuble et de son épouse .
Un PV leur aurait fait courir le risque d‘être connus. Et lui, nommé.
*

On a ici
-    Une situation où une victime d’infractions d’ordre pénal  et qui n’ont jamais été traitées, est   
      appréhendée comme une délinquante pour être  interrogée sur des questions -ridicules- du    
      domaine de la copropriété.
-    Des agents de la sécurité sur la voie publique ,  qui pénètrent dans un immeuble fermé à clé  et    

      se donnent un accès  sans se tromper jusqu’à une porte où aucun nom n’est indiqué.

-    Une hiérarchie policière qui refuse toute information à la personne maltraitée par ses 

      subalternes..  
-   Un commissaire qui ne vérifie ni n’arrête rien alors qu’il est dument informé 
     d’une situation aberrante provoquée par ses agents de base.       
-   Un commissaire qui ne répond pas à une interrogation officielle et légitime d’une   
     citoyenne dont les impôts participent de son traitement de fonctionnaire . 

-   Un commissaire qui laisse ses agents utiliser du temps de commissariat .. pour   
        cela.      

*
Au final  , l’autre bonne question   consisterait  sans doute  à se demander  à quel groupe appartient ce couple, par ailleurs très catholique,  qui  avait  préparé   cet épais  dossier   de victimes de victime,  pour une police  qui semble à son service. .

***  
La dernière fois que j’avais voulu résumer le chantier suivant , en commentaire  à un blog  sur internet et mon ordinateur, j’avais vu apparaître un rectangle dans lequel était indiqué
« il semble que vous l’avez déjà raconté »
Puis la connexion avait coupé . Mon anecdote n’avait pas été enregistrée.
***
J’avais besoin de photos d’identité. Je n’avais pas de monnaie. J’étais entrée dans le Monoprix de Montparnasse ( ex Inno) à la recherche d’un petit objet à acheter pour obtenir des pièces en rendu monnaie. J’avais choisi des crayons.
J’avais quelqu’un à mes trousses sans  arrêt. En regardant mieux, j’avais reconnu l’étudiant chinois . Depuis ses menaces , il avait disparu de mon paysage .
Je n’en croyais pas mes yeux. J’avais sorti mon appareil photo et pris une photo . Anticipant  mon geste, et c’est dire sa vigilance,  il avait baissé la tête et disparu vers  le sous-sol du magasin.

J’étais allée faire la queue à la caisse pour payer . Il y avait soudain eu un remue ménage inquiétant.
Le vigile avec son oreillette qui lui dictait quelque chose cherchait quelqu’un du regard. 
Prévoyant un coup monté , j’avais posé les crayons sur une console avant la caisse  et amorcé mon départ .
Le vigile  m’avait rattrapée. Il voulait mon appareil photo.
Il n’en était pas question.
Cet homme de près de 2 m ,  avait agrippé mon poignet et ma manche et essayait de m’ arracher l‘appareil de la main .
Je m‘étais débattue. Il ne m’avait pas lâchée  et m’avait entrainée vers le sol, comme dans un exercice de judo,  sur une quinzaine de mètres.  
J‘avais résisté et crié.  Face à la violence  gratuite du vigile, une cliente lui avait crié de me lâcher. Les yeux injectés de sang,  ce type ne semblait plus se contrôler
J’étais au sol .  Maintenant sur  le tapis entre les 2 portes du magasin . Et le vigile continuait de  me  maintenir   de toute sa force.
J’avais demandé qu’on appelle la police. Une collègue du vigile l’avait fait.
Le directeur du magasin était descendu. Le vigile avait lâché prise.
 Le directeur  m’avait sommée  de me relever. Une femme qui gisait  épuisée sur un tapis brosse à l’entrée de son magasin , au milieu d’un attroupement,  était mauvais pour sa réputation et le dérangeait.
*
Au commissariat du XIV ème, on m’avait mis dans un ¾ de bocal. Prière de m’assoir et de ne pas utiliser mon portable.
J’étais en état de choc , avec du mal à respirer. Dès que je me levais à la recherche d’air, un policier  me repoussait.
Puis, un lieutenant  avait appris à ses collègues qu’il se chargeait de moi. Cela lui avait pris 25 minutes .
*
Il m’avait emmenée  à l‘étage . Debout  dans un couloir,  il m’avait conseillée  de retirer ma plainte . Le  prétexte avancé était que  ma  photo montrait  un employé handicapé qui me faisait un doigt d’honneur.
Je l’avais rassuré, je n’avais  rien contre  le doigt d’honneur et son propriétaire. Je souhaitais porter plainte  contre la violence   du vigile.
Le lieutenant n’avait pas aimé ma réponse. Il était parti . Un autre policier l‘avait remplacé avec la même proposition. Ma réponse  était toujours  «  non« .
Le lieutenant était revenu , menaçant. ça allait mal se passer.
Il était reparti, puis revenu
« le vigile a porté plainte contre vous, pour vol et agression » et  trois policiers  avaient commencé à s’organiser 
**
 Dans son bureau , le lieutenant avait installé une chaise pour moi contre le mur, à plusieurs mètres de lui.
Une porte à ma gauche était ouverte. Dans ce bureau de gauche , il y avait un autre policier derrière le bureau et devant lui, tout près, on voyait le dos du vigile.

La position de ma chaise me contraignait à   crier mes réponses aux questions du lieutenant. Dans l’autre bureau , le vigile n’avait qu’à écouter et à adapter   sa plainte pour la rendre  conforme aux circonstances que le lieutenant me faisait décrire.
Au final , le vigile m’accusera d’avoir volé deux crayons et d’avoir voulu m’enfuir en l’agressant.
Pour parfaire sa menace , le lieutenant mènera un interrogatoire d’humiliations, ajoutant de nouvelles questions ineptes à chaque fois que son téléphone les lui dictait  - numéro de sécurité sociale + titres de propriété + emprunts en cours + numéro de porte d’appartement + date du mariage + date du divorce + lieu de la juridiction + numéro de permis de conduire + année +  lieu +niveau d’études + titre des diplômes +  nom complet de chaque parent etc…   .

Lorsque je lui ferai remarquer que la cause de ma plainte était, outre la violence,  une tentative de vol de mon appareil photo , il répondra que pour lui j’étais accusée de vol,   que c’était son enquête et qu’il la menait  comme il le voulait.
D’ailleurs, il prévoyait de me faire examiner par un médecin de la police.
*
Ce jeune lieutenant ,  aux ordres pour maltraiter une victime, avait largement  vingt ans de moins que moi.
**
Dans ce chantier , la violence du vigile fait penser que ce n’est pas le magasin qui lui avait donné un ordre. Un vigile est employé pour protéger les biens du magasin. Pas pour agresser des clients.
La détermination des policiers à protéger le vigile fait penser que le donneur d’ordre du chantier  était plus important que l’exercice de leur fonction
La façon dont le lieutenant a mené son interrogatoire en réagissant  aux indications données par téléphone,  fait penser qu’il était « sous influence »
*
Au final,  dans cet autre chantier, on s’aperçoit que les droits d’une  victime et le respect de la loi  étaient  les derniers  de leurs  soucis. Ils étaient plusieurs à collaborer.  C’est le propre d’un chantier de ce type.
***
J’avais protesté officiellement  .
Un supérieur du lieutenant m’avait contactée au téléphone pour une enquête  dite administrative. Suite à ma réaction. Il n’y avait pas de convocation écrite.  
Dans le bureau , il y avait le lieutenant avec son portable allumé et qui l’avait textoté/guidé  pendant tout le temps passé ensemble , et son supérieur , auteur de la convocation téléphonée.
Leur première action commune  avait été de me  fourrer par surprise  les doigts sur un tampon  d’encre , en rigolant,  tout contents de leur coup . Ils venaient de prendre mes empreintes digitales d ’accusée ; ce qu’ils avaient oublié la première fois .
A ma question sur le visionnement  du film des caméras de sécurité du magasin, ils avaient répondu que le film   était inutilisable.
En partant, on m’avait signalé que le document administratif établi lors de cet entretien et dont la copie m’était refusée était uniquement à usage interne .
Comprendre sans doute : pour la poubelle.   Le contexte s’y prête.

On note dans ce type de chantier ,  et de nouveau , un temps de commissariat  utilisé,  considérable et naturellement une impression générale  de  situation inexorable  pour  la victime .

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