Comment l'arrêter ?
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Comment l'arrêter ?La chute de François Bayrou, emporté par un vote de confiance transformé en motion de défiance, n’a été qu’un énième acte du théâtre politique orchestré par Emmanuel Macron.
Loin d’être une simple péripétie, cet événement illustre la stratégie d’un président autoproclamé « jupitérien » : utiliser les crises pour renforcer son image d’autorité tout en détournant l’attention des véritables maux qui gangrènent la France.
Comme le soulignait Chris Bickerton dès 2020, le macronisme, avec son mélange de technocratie arrogante et de libéralisme effréné, n’est pas la réponse aux défis du pays – c’est le problème. Le tout avec en plus un mépris affiché pour les aspirations populaires, et un exercice du pouvoir façon « Louis XIV » qui procède d'une violation outrancière des principes constitutionnels (« L'État, c'est moi ! ») et de dépenses personnelles pharaoniques, tandis que (« et en même temps ») le monarque putatif (1) impose toujours plus de restrictions économiques aux Français qui eux peinent grandement à payer leurs factures. Y compris désormais au sein des classes moyennes. Ce système sacrifie la souveraineté nationale, la justice sociale et l’avenir des Français sur l’autel d’une mondialisation débridée, creusant un fossé béant entre une élite déconnectée et une France d’en bas à l’agonie. Des gilets jaunes aux agriculteurs, des grévistes aux classes moyennes asphyxiées, la colère gronde.

Arrêter Macron, ce n’est pas seulement déloger un homme : c’est démanteler un système qui trahit les principes républicains.
Comment y parvenir dans un cadre démocratique, sans céder à la résignation ni à la violence ?
Voici quatre leviers pour reprendre notre destin en main.
Premièrement fédérer les colères en un front commun pour la France d’en bas : la France souffre, mais ses colères restent dispersées. Gilets jaunes, grévistes contre la réforme des retraites de 2023, agriculteurs écrasés par la bureaucratie, artisans et étudiants précarisés : tous partagent un même cri face à un pouvoir qui sermonne sans écouter. La fracture est béante entre l’élite parisienne, qui prospère aux frais du contribuable, et la France périphérique, celle des ronds-points et des fins de mois impossibles. Ces combats, trop souvent isolés, doivent converger en un front commun, transcendant les étiquettes politiques. Une alliance pragmatique, bâtie sur des revendications claires – justice fiscale, protection des services publics, souveraineté alimentaire – pourrait galvaniser les mécontents. Imaginons des assises populaires où ouvriers, paysans et jeunes définissent ensemble un projet pour une France plus juste. Cette union, massive et disciplinée, deviendrait une force inarrêtable.
Deuxièmement, reconquérir les urnes en refondant la démocratie pour le peuple. Le vote, tel qu’il est aujourd’hui, n’est qu’un simulacre de démocratie, un rituel qui donne l’illusion du pouvoir tout en servant les intérêts d’une caste. Le macronisme prospère sur cette déconnexion, exploitant l’effondrement des partis traditionnels et la complaisance d’une opposition divisée. Reconquérir les urnes ne suffit pas : il faut refonder les bases mêmes de la démocratie pour rendre le pouvoir au peuple. Les élus doivent respecter la volonté populaire, non pas gérer des rentes personnelles ou servir des intérêts extérieurs. Cela exige des candidatures nouvelles, issues des classes moyennes et populaires – ouvriers, commerçants, agriculteurs, enseignants – capables de parler aux oubliés. Ces figures doivent porter un projet ancré dans le réel : relocalisation industrielle, réinvestissement dans les hôpitaux et les écoles, lutte contre l’évasion fiscale (80 milliards d’euros par an, selon certaines estimations), résistance aux diktats de Bruxelles. Les élections de 2026 et 2027 seront des champs de bataille décisifs. L’opposition populaire doit s’y présenter unie, avec des visages neufs incarnant l’espoir et non la rancœur. Mais au-delà, il faut exiger des réformes institutionnelles claires : référendums d’initiative citoyenne, proportionnelle intégrale, transparence des élus. Vous, citoyens, méritez une démocratie qui vous ressemble : battez-vous pour elle !
Troisièmement, investir l’espace médiatique et numérique avec audace d’une guerre narrative pour la vérité. Macron maîtrise l’art de la communication, drapant ses politiques dans un vernis progressiste pour masquer leur violence sociale. Ses adversaires doivent riposter avec une guerre narrative implacable : des messages percutants, des campagnes virales, des témoignages bruts émanant de ceux que ses réformes écrasent. Les réseaux sociaux, où la colère populaire s’exprime sans filtre, sont un terrain à conquérir. Des influenceurs citoyens, des collectifs militants, des médias indépendants doivent amplifier les voix que l’Élysée fait exprès d'ignorer.
Enfin, il faut cultiver la désobéissance civile pacifique. Manifester, occuper, bloquer, refuser l'absurde. Lorsqu’elles sont massives et disciplinées, ces actions rappellent au pouvoir qu’il n’est rien sans le consentement du peuple. En 2005, les Français ont rejeté le Traité constitutionnel européen par référendum ; en 2025, ils peuvent dire « stop » à un système qui les méprise. Prenons exemple sur ces moments où le peuple a su faire entendre sa voix.
Enfin, rallier les forces de l’ordre à la cause républicaine : huit années de gouvernance macroniste ont plongé la France dans une crise sans précédent, marquée par des choix contraires aux intérêts du pays et du peuple : gestion chaotique de la crise Covid, soutien militaire à l’Ukraine, projets de mutualisation de l’arme nucléaire, refus de nommer un gouvernement conforme à la composition de l’Assemblée nationale post-dissolution.
Ces décisions, en rupture avec le principe républicain d’un « gouvernement du peuple, par le peuple et pour le peuple », traduisent une méconnaissance délibérée de l’article 5 de la Constitution (2), qui enjoint le président à veiller au respect de celle-ci et à assurer le fonctionnement régulier des pouvoirs publics. Cette dérive, qualifiée par certains de « haute trahison » – bien que ce chef d’accusation ait été retiré de la Constitution par Nicolas Sarkozy en 2008, dans des circonstances elles-mêmes controversées (adoption du Traité européen contre le « non » populaire de 2005) – justifie une action urgente pour restaurer la République.
Policiers et militaires, gardiens du serment de « protéger et servir » le peuple, ont un rôle crucial à jouer. Il ne s’agit pas d’appeler à une action violente, mais d’exhorter la base – officiers, sous-officiers, hommes du rang – à prendre conscience de l’extrême gravité de la situation : une France au bord de l’effondrement économique, social (précarité galopante) et institutionnel (dérives autoritaires).
Si les prédécesseurs du général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées, ont prouvé que la hiérarchie militaire reste loyale à l’exécutif, c’est à la base des forces de l’ordre qu’il revient de refuser de servir un pouvoir qui trahit la nation. Une destitution non violente, dans le respect des institutions mais avec la fermeté que l’urgence impose, pourrait être envisagée si le président persiste à violer les principes républicains (3).
Parallèlement, le pouvoir législatif doit assumer ses responsabilités. La procédure de destitution, annoncée par Jean-Luc Mélenchon pour le 23 septembre 2025, est une opportunité historique. Députés et sénateurs, de tous bords – y compris ceux du Rassemblement National et leurs alliés, qui se prétendent opposés à Macron – doivent soutenir cette démarche, non pas pour des raisons partisanes, mais pour défendre l’intérêt supérieur de la France et des Français. Le peuple vous regarde : agissez, ou l’histoire jugera votre silence.
Une France unie, une République retrouvée : le spectacle de la chute de Bayrou n’est qu’une distraction de plus dans la stratégie macroniste. Mais, le peuple français n’est pas dupe.
Arrêter Macron, c’est ranimer l’esprit d’une France solidaire, celle qui refuse de plier face à un pouvoir déconnecté. Vous, agriculteurs, ouvriers, étudiants, commerçants, citoyens de tous horizons, avez le pouvoir de changer la donne.
Fédérez vos colères, refondez la démocratie, envahissez l’espace public, ralliez les consciences. Ensemble, écrivons une nouvelle page pour la France, fidèle à sa devise et à sa Constitution : un gouvernement véritablement « du peuple, par le peuple et pour le peuple ».
L’avenir est entre vos mains.
1) un monarque putatif qui plus est arrogant, car il se sait protégé par la garde « prétorienne » dont il s'est doté à nos frais. En lieu et place des 8 canadairs qu'il s'était engagé à acheter pour lutter contre les incendies, Manu 1er a acheté 80 « centurions » : ces tanks de la gendarmerie que les membres de cette garde prétorienne pourrait utiliser pour empêcher qu'une révolte soudainement muée en révolution arrivasse jusqu'à leur seigneur et maître.
2) rappelons à cet égard que la Belgique ne s'est jamais mieux portée que pendant les 1 034 jours (au total) durant lesquels elle n'a pas eu de Gouvernement, c'est-à-dire ces deux périodes cumulées allant respectivement du 13 juin 2010 au 6 décembre 2011, et du 26 mai 2019 au 1er octobre 2020, où aucun professionnel de la politique n'a pu nuire aux intérêts du peuple belge.
3) cet ex-patron de la police judiciaire s'est exprimé en ce sens la semaine dernière. Bravo à lui ! Et cet adjudant-chef à la retraite qui explique la gravité de la situation dans cette vidéo-ci avec ses mots simples, pleins de bon sens et de sincérité, l'a fait à l'attention de ses ex-frères d'armes avec la solennité de mise dans cette autre vidéo.
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